Attaque de Nice: l’assaillant testé positif au Covid-19

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Photo ERIC GAILLARD / AFP

L’homme, toujours hospitalisé, qui a tué jeudi trois personnes au couteau dans une église de Nice, dans le sud-est de la France, a été testé positif au Covid-19, selon une source proche du dossier confirmant une information du quotidien Le Figaro.

Cette contamination pourrait retarder de plusieurs jours l’audition de ce Tunisien de 21 ans, Brahim Issaoui, toujours hospitalisé après avoir été grièvement blessé par balles jeudi dernier alors qu’il menaçait les policiers dans l’église après l’attaque.

« Il n’a pas encore été entendu, son pronostic reste toujours incertain », confiait lundi soir une autre source proche du dossier.

Brahim Issaoui, 21 ans, qui avait des antécédents judiciaires de droit commun – violence et drogue -, avait quitté mi-septembre la ville de Sfax, au centre de la Tunisie, où il vivait avec sa famille.

Le jeune homme, réparateur de motos selon sa mère, faisait la prière depuis deux ans et demi. « Il ne sortait pas et ne communiquait pas avec les autres », a-t-elle dit à l’AFP.

Arrivé à Lampedusa (Italie), il aurait été placé en quarantaine avec près de 400 migrants sur le ferry « Rhapsody », selon la presse italienne, avant de débarquer sur le continent à Bari, dans les Pouilles (sud-est de l’Italie), le 9 octobre.

 

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L’enquête a pu déterminer qu’il était arrivé à Nice le mardi 27 octobre, deux jours avant l’attaque. Les enquêteurs comptent notamment sur l’exploitation des deux téléphones portables retrouvés dans ses affaires et sur les investigations menées en Tunisie pour retracer son parcours, connaître la raison de son périple et déterminer s’il a bénéficié de complicités.

Sur les six personnes interpellées dans cette enquête, une seule était toujours en garde à vue mardi matin. Il s’agit d’un Tunisien de 29 ans, qui a voyagé avec Brahim Issaoui à bord du bateau qui a accosté sur l’île sicilienne de Lampedusa.

Cette attaque islamiste est la troisième perpétrée en France depuis la republication début septembre de caricatures du prophète Mahomet par le journal Charlie Hebdo, à l’occasion du procès des attentats de janvier 2015 à Paris.