Allemagne: les violences se poursuivent en marge du G20

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Après des premiers heurts jeudi, la police de Hambourg a obtenu des renforts importants pour faire face aux milliers de manifestants opposés au sommet international.

 

L’escalade de la violence entre l’extrême gauche et les policiers a franchi un nouveau cap, vendredi en fin de journée. Après les heurts et quelques dizaines de voitures incendiées depuis jeudi soir, un coup de feu a retenti. Un policier en civil, encerclé par des manifestants violents, a tiré un coup de sommation en l’air pour se dégager. La police a ensuite indiqué qu’il avait pu être évacué. «Les manifestations violentes mettent des vies en péril (…) et sont pour cette raison inacceptables», a lancé vendredi Angela Merkel, qui assure la présidence du G20.

Dans la journée, la police de Hambourg a demandé des renforts d’un millier d’agents pour «soulager les forces déjà engagées». Les forces de l’ordre avaient déjà mobilisé plus de 20.000 hommes pour assurer la sécurité. Mais la multitude des violences qui ont éclaté jeudi soir ont mis les effectifs à rude épreuve. Les militants d’extrême gauche ont cherché à hisser des barricades, incendier du mobilier urbain. Certains ont descellé des pavés pour s’en servir comme projectiles.

Vendredi matin, après une nuit d’affrontements sporadiques, les anti-G20 avaient tenté par petits groupes de bloquer les accès du congrès aux convois officiels, entraînant un retard dans le début des travaux. Les heurts ont fait au moins 196 blessés parmi les forces de l’ordre, dont au moins trois hospitalisés. Le bilan côté manifestant n’était pas connu. 70 militants d’extrême gauche ont été arrêtés et 15 emprisonnés. «Nous étions là où nous n’aurions pas dû être», se sont félicités les Autonomes en qualifiant la journée de «succès». Au total, plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre le G20. Seule une petite partie était impliquée dans les violences.

Des manifestants, à Hambourg.