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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Le social-démocrate Olaf Scholz, fort d’une courte avance aux législatives, revendique de succéder à Angela Merkel à la chancellerie. Mais son rival conservateur Armin Laschet se dit également prêt à diriger le prochain gouvernement.

    Le match sera remporté par celui qui parviendra à bâtir une coalition majoritaire entre trois partis, à l’issue de tractations qui commenceront dès lundi.

    Ce n’est qu’une fois son remplaçant élu par les députés du Bundestag, dans plusieurs semaines voire plusieurs mois, qu’Angela Merkel pourra prendre sa retraite.

    Après des années de coalition à deux partis, l’éparpillement des suffrages rend nécessaire une coalition à trois pour assurer une majorité. Fréquente au plan régional, elle est inédite au plan fédéral depuis les années 50.

    Dans la plupart des systèmes parlementaires, c’est le chef de l’Etat qui charge un parti de former le gouvernement – généralement le parti arrivé en tête ou celui ayant les meilleures chances de rassembler.

    Rien de tel en Allemagne où le coup d’envoi des discussions relève des formations politiques. A elles de se lancer des invitations mutuelles pour tâter le terrain lors de « discussions exploratoires ».

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    Dans cette phase préliminaire dont la durée n’est pas limitée, rien n’interdit que les partis mènent plusieurs négociations en parallèle.

    Mais le premier groupe parlementaire a généralement la priorité. Le SPD, donné avec une dizaine de sièges d’avance sur la CDU/CSU, veut mener les discussions, a revendiqué M Scholz dimanche soir.

    Les conservateurs ne s’avouent cependant pas vaincus et « feront tout (leur) possible pour former un gouvernement », a cependant prévenu Armin Laschet.

     

    – Rendez-vous –

     

    Les discussions exploratoires vont débuter dès que le verdict des urnes sera connu. Elles visent à tester la possibilité d’une alliance, analyser les points de convergence et de divergence.

    Les états-majors des partis vont enchaîner les rencontres, ponctuées par plusieurs échéances.

    Lundi,  les instances dirigeantes des partis vont se réunir. Les nouveaux députés vont aussi tenir dans la semaine leurs premières réunions de groupe. Celles des élus sociaux-démocrates (SPD) et conservateurs (CDU et CSU) sont prévues mardi.

    Le parlement nouvellement élu doit lui tenir sa session inaugurale dans un délai de 30 jours au plus après l’élection, soit le 26 octobre.

     

    – Négocier tous les détails –

     

    Si une volonté d’alliance se dégage entre deux ou trois partis, la voie sera libre pour les véritables négociations de coalition, confiées à des groupes de travail thématiques qui se réunissent pour passer tous les sujet en revue.

    Au terme de ces négociations, les partis se répartissent les portefeuilles et signent un contrat de coalition, qui précise dans le détail la feuille de route de la coalition formalisée dans un épais document.

    Là encore, la durée des discussions est illimitée. Le gouvernement sortant reste chargé des affaires courantes.

    Les partis appelés à gouverner ensemble se mettent d’accord sur le nom du futur chancelier. Ce dernier se présente, enfin, devant le nouveau Bundestag qui doit l’élire officiellement.

    Après le scrutin de 2017, il a fallu à la CDU une période record de 171 jours pour aboutir à l’élection d’Angela Merkel par les députés.

     

    – Et si ça ne marche pas ? –

     

    L’article 63 de la Constitution charge le chef de l’Etat de proposer au Bundestag un candidat à la chancellerie.

    Si aucune alliance n’émerge entre le partis, le président social-démocrate Frank-Walter Steinmeier peut malgré tout désigner un candidat, selon toute probabilité issu du parti arrivé en tête des législatives.

    Le candidat doit obtenir la majorité absolue. S’il échoue au bout de deux votes, un troisième vote se tient à la majorité simple.

    Le président décide alors s’il nomme le chancelier à la tête d’un gouvernement minoritaire, ou s’il dissout le Bundestag et convoque de nouvelles élections.

    Ce scénario du pire avait été évité de justesse en 2017 : devant l’impasse des négociations, Frank-Walter Steinmeier avait exhorté les partis à se revoir, poussant à la reconduction de la grande coalition que conservateurs d’Angela Merkel et sociaux-démocrates avaient exclu durant des mois.

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