Algérie: un journaliste incarcéré pour « attroupement illégal » remis en liberté

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Le journaliste Adlène Mellah, condamné le 25 décembre à un an de prison ferme pour "attroupement illégal", a écopé mercredi de six mois de prison avec sursis et été remis en liberté à l'issue d'un procès en appel. DR

Le journaliste Adlène Mellah, condamné le 25 décembre à un an de prison ferme pour « attroupement illégal », a écopé mercredi de six mois de prison avec sursis et été remis en liberté à l’issue d’un procès en appel, a indiqué à l’AFP un de ses avocats.

« La Cour d’Alger a condamné à six ans de prison avec sursis le journaliste qui va être remis en liberté », a indiqué Me Nourredine Benissad.

Adlène Mellah, directeur des sites d’information Algérie Direct et Dzair Presse, avait été arrêté le 9 décembre à Alger lors d’un rassemblement de soutien à un chanteur, Reda City 16, emprisonné dans une affaire de chantage dans laquelle le journaliste est également mis en cause.

Toute manifestation est interdite depuis 2001 dans la capitale algérienne.

Le 25 décembre, le journaliste avait été condamné à un an de prison ferme.

La Cour d’appel d’Alger doit annuler cette condamnation « absurde », avait réclamé mardi Amnesty international dans un communiqué.

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Reporters sans Frontières (RSF) a récemment dénoncé « l’acharnement judiciaire » contre le journaliste et s’est inquiété de ses conditions de détention « alarmantes », soulignant que celui-ci est placé « à l’isolement depuis son arrestation » et observe une grève de la faim depuis début janvier.

Adlène Mellah avait été arrêté une première fois le 22 octobre dans une affaire de chantage présumé, avant d’être remis en liberté provisoire un mois plus tard.

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Il reste inculpé de « chantage », « atteinte à la vie privée » et « diffamation » dans cette affaire pour laquelle il doit être jugé le 7 février.

RSF place l’Algérie à la 136e place sur 180 de son classement mondial de la liberté de la presse 2018.