Algérie: l’histoire des militantes déshabillées par la police déclenche une colère générale

à 19:30

Quatre militantes de l’association Rassemblement-Actions-Jeunesse (RAJ) et du Mouvement démocratique et social (MDS), parti politique de la gauche algérienne,  qui tentaient de tenir un rassemblement de contestation devant la Grande poste à Alger, disent avoir été victimes de traitements dégradants au commissariat de Baraki à Alger. 

Selon plusieurs médias algériens, ces militantes auraient été forcées de se déshabiller avant que l'on fouille "leurs parties intimes". «Les policiers nous ont fait entrer dans une pièce, l’une après l’autre. Quand je suis entrée, j’ai trouvé une femme en civil qui m’a demandé de me déshabiller. J’ai refusé et j’ai lui demandé sa carte professionnelle (de police). Elle m’a répondu : laissez-moi faire mon travail. Et quand j’ai résisté, elle m’a menacé d’appeler les autres policiers pour me dévêtir… lorsque j’ai enlevé mes habits, elle m’a demandé d’écarter les jambes, avant de commencer, sans gants, à fouiller mes parties intimes...», raconte l’une des victimes, Amel, dans une déclaration au quotidien  El Watan .

 

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Selon un communiqué du mouvement RAJ, il s'agirait-là d'une tentative visant à "démobiliser et décourager les Algériennes de revendiquer leurs droits à la liberté de manifester et de rassemblement".

 

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Dans un communiqué publié ce lundi 15 avril, la sûreté de la wilaya d’Alger dément les allégations selon lesquelles les militantes auraient subi une quelconque maltraitance ou humiliation. Toutefois, le communiqué ne nie pas que les militantes aient subi une fouille corporelle, une procédure que le document banalise et présente comme visant à "délester la personne de toute matière ou outil qu’elle utilise contre elle-même ou un tiers".