Algérie: le séisme causé par… les bikinis

à 13:30

Certains fanatiques religieux considèrent le récent séisme -qui a fait au moins 6 morts- comme une punition divine, en raison des mœurs légères de certaines Algériennes.
Au moins 6 personnes ont trouvé la mort, et 420 ont été blessées en Algérie après le tremblement de terre qui a secoué l'ouest de la Méditerranée le 1er aout dernier. Si le mouvement de panique engendré par les secousses est présenté comme le principal responsable de cette hécatombe, certaines voix chez nos voisins algériens n'hésitent pas à évoquer la thèse du châtiment divin.
 
Nos confrères du site Algérie Focus rapportent ainsi que peu après le séisme, certains fanatiques religieux ont estimé que le tremblement de terre du 1er aout et ses conséquences dramatique étaient une réponse -divine- à… la prolifération des bikinis sur les plages algériennes. D'après la même source, certains n'ont pas hésité à détourner le sens des 3 premiers versets de la Sourate Al Zalzala  (Le Tremblement de Terre).

Tout partirait d'un article publié sur le site du très conservateur quotidien Echorouk. Ce dernier, publié au lendemain du séisme, reproche aux Algériennes leurs moeurs trop légères. Pour le quotidien arabophone,  les plages du voisin de l'est concurrenceraient désormais les plages européennes en termes de "nudité". L'auteur de l'article va même jusqu'à affirmer qu'il ne reste à ce jour, que 4 plages "religieusement correctes" en Algérie.
 
L'article n'établit pas de parallèle entre le séisme et les bikinis. Les commentateurs s'en sont chargés... "Et après on s’étonne qu’un séisme frappe notre pays", ont notamment déploré certains internautes. Le mouvement a pris une telle ampleur que ce discours hostile aux mœurs "occidentalisées" de certains Algériens a été relayé dans des mosquées tenues par "des imams fanatiques et défendant des pensées religieuses arriérées".
 
Une situation qui rappelle étrangement l'interprétation tout aussi farfelue du cheikh marocain Abdallah Nahari sur l'effondrement des 3 immeubles du Bourgogne: les victimes (23) n'avaient pas pris la peine d'aller prier à la mosquée. Rien que ça.