Afrique du Sud: les trois-quarts des mines d’or ne sont plus rentables

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Les trois-quarts des mines d’or sud-africaines ne sont plus rentables, a estimé mercredi le conseil sud-africain des mines.
L’industrie de l’or, vieille de plus de 140 ans, est en perte claire de vitesse en raison notamment du vieillissement des mines, la hausse du coût d’exploitation et la baisse de la productivité, indique le conseil dans une évaluation du secteur à la veille du début de pourparlers sur l’augmentation des salaires des travailleurs du secteur.
Le secteur employait 392,000 personnes à la veille de la fin du régime de l’apartheid en 1994, rappelle le conseil, relevant que ce nombre a chuté à 111,800 actuellement. La perte d’emplois dans le secteur continue, avec la fermeture des mines en raison de l’affaiblissement des prix du métal précieux, observe le conseil. Les principaux syndicats, dont the National Union of Mineworkers (NUM), demandent des augmentations de salaires allant jusqu’à 33%.
Une telle revendication devra accentuer les pressions, estime le conseil des mines, mettant en garde que la hausse des salaires risque d’avoir un impact contreproductif, notamment la fermeture de mines et la perte de davantage d’emplois. «Des augmentations de salaires en l’absence d’une amélioration des prix signifiera une hausse du coût de la main d’œuvre», explique le conseil.
Les mines d’or, qui avaient fait la richesse de l’Afrique du Sud jusqu’à un passé récent, traversent actuellement une crise grave, ponctuée par de nombreuses fermetures. Autrefois, l’Afrique du Sud était le premier producteur d’or du monde. Aujourd’hui, le pays est au septième rang mondial. En 10 ans, la production a chuté de 40%. Les fermetures de mines se multiplient dans tout le pays. Plusieurs facteurs en sont la cause, notamment le manque de rentabilité.