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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Les talibans, désormais maîtres de plus d’un quart des capitales provinciales d’Afghanistan, ont conquis depuis mai de vastes portions du territoire, à la faveur du retrait des forces américaines et de l’Otan, quasiment achevé.

    Le 1er mai 2021, les États-Unis et l’Otan entament le retrait de leurs 9.500 soldats, dont 2.500 militaires américains, encore présents en Afghanistan.

    D’intenses combats éclatent entre talibans et forces gouvernementales dans la région méridionale du Helmand. Dans le Nord, les talibans prennent le district de Burka, dans la province de Baghlan.

    Le 8 mai, un attentat contre une école pour filles fait plus de 50 morts à Kaboul. Les autorités imputent l’attentat le plus meurtrier en un an aux talibans, qui démentent.

    Mi-mai, les Américains se retirent de la base aérienne de Kandahar, une des plus importantes de l’Afghanistan.

    Les talibans s’emparent ensuite de deux districts de la province de Wardak, près de Kaboul, avant de conquérir deux districts de la province-clef de Ghazni. Le 19 juin, face à la progression rapide des insurgés, le président afghan, Ashraf Ghani, désigne de nouveaux ministres de l’Intérieur et de la Défense.

    Le 22 juin, les talibans s’emparent du poste-frontière de Shir Khan Bandar (nord), principale accès vers le Tadjikistan. Plusieurs centaines de soldats afghans en déroute fuient vers le territoire tadjik.

    Les insurgés maîtrisent les autres voies de passage vers le Tadjikistan, ainsi que des districts conduisant à Kunduz, capitale de la province du même nom.

    Les Américains quittent Bagram

    Le 2 juillet, les troupes américaines et de l’Otan restituent à l’armée afghane la base aérienne de Bagram, centre névralgique des opérations de la coalition, à 50 km au nord de Kaboul.

    Le 4 juillet, les talibans s’emparent du district-clé de Panjwai, à une quinzaine de kilomètres de Kandahar (sud). Le 7 juillet, les talibans entrent dans Qala-i-Naw, la première capitale d’une province – celle de Badghis (nord-ouest) – attaquée par les insurgés.

    Ils repasseront à plusieurs reprises à l’attaque les jours suivants et seront repoussés, jusqu’à un cessez-le-feu le 15 juillet.

    Entretemps, le 8 juillet, le président américain Joe Biden déclare que le retrait de ses forces sera « achevé le 31 août ».

    Le 9 juillet, les talibans affirment contrôler deux postes-frontières majeurs, avec l’Iran et le Turkménistan, dans la province d’Hérat (ouest). Selon Moscou, les insurgés contrôlent la majeure partie de la frontière afghane avec le Tadjikistan.

    Le 11 juillet, les autorités annoncent que l’aéroport de Kaboul est désormais protégé des roquettes et des missiles par un « système de défense aérienne ». Le 13, après l’Allemagne, la France appelle ses ressortissants à quitter l’Afghanistan.

    Les talibans s’emparent le lendemain d’un poste-frontière majeur avec le Pakistan, dans le Sud.

    Le 22 juillet, les talibans disent contrôler 90% des frontières afghanes, un chiffre contesté par le gouvernement et impossible à vérifier de façon indépendante.

     

    Lire aussi: Les Etats-Unis menacent les talibans de poursuivre leurs frappes aériennes en Afghanistan

     

    L’Otan plaide le 27 juillet pour un règlement négocié du conflit, l’ONU craint un nombre « sans précédent » de victimes civiles.

    Le 2 août, Ashraf Ghani impute la dégradation de la situation militaire au « brusque » retrait américain, à un moment où plusieurs grandes villes sont sous la menace directe des insurgés.

    Les ambassades américaine et britannique à Kaboul accusent les talibans d’avoir « massacré des dizaines de civils » dans le district méridional de Spin Boldak.

    Un attentat contre le ministre de la Défense, le général Bismillah Mohammadi, tue huit civils le 3 août à Kaboul. Il est revendiqué par les talibans, qui menacent d’autres actions ciblées en réponse aux bombardements aériens de l’armée.

    Le 6 août, ils assassinent dans la capitale le chef du service de communication du gouvernement.

    Prise de plusieurs capitales provinciales

    Les talibans conquièrent le même jour leur première capitale provinciale, Zaranj (sud-ouest).

    Les jours suivants, plusieurs grandes villes du Nord tombent à leur tour: Sheberghan, Kunduz, Sar-e-Pul, Taloqan, Aibak et Pul-e Khumri (province de Baghlan), Faizabad, ainsi que Farah (ouest), soit au total neuf des 34 capitales provinciales.

    Le 10 août, Joe Biden dit ne pas regretter sa décision de quitter l’Afghanistan, estimant que les Afghans « doivent se battre pour eux-mêmes ».

    Le 11, des centaines de membres des forces de sécurité se rendent aux talibans près de Kunduz. Le président Ashraf Ghani arrive dans la ville assiégée de Mazar-i-Sharif (nord), pour tenter de coordonner la riposte. De violents combats éclatent près du centre-ville de Kandahar.

    Au moins 183 civils ont été tués en un mois à Lashkar Gah et Kandahar (sud), Hérat (ouest) et Kunduz, selon l’ONU.

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