A Abidjan, les prostituées casablancaises tiennent le haut du pavé

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On les retrouve partout à Abidjan et volent la vedette aux Ivoiriennes. Elles, ce sont les Marocaines qui sont devenues les reines de la séduction et de la prostitution dans le pays de l’ivoire. 

À Abidjan, les hommes fortunés n’ont d’yeux que pour les Marocaines à en croire les informations d’Assabah. Le quotidien arabophone a fait remarquer, dans son édition du weekend, que les Marocaines volent la vedettes aux ivoiriennes en matière de séduction et de prostitution.

Assabah rappelle, en effet, que plusieurs marocaines ont épousé avec des Ivoiriens, la plupart déjà mariés. Elles sont très convoitées et dominent le terrain à Abidjan, rendant ainsi les ivoiriennes mortes de jalousie.

Le quotidien indique également qu’un grand nombre de ces Marocaines sont enrôlées dans des réseaux de prostitution et de proxénétisme. Et d’ajouter que les prostituées marocaines dominent plusieurs espaces à Abidjan, que les ivoiriennes ne pourraient pas fréquenter.

 

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Effectivement, comme l’énonce le quotidien, les prostituées ivoiriennes subissent la loi des marocaines qui ont des gros clients. Ces derniers sont souvent des gens fortunés qui possèdent des night-clubs et des palaces dans tout le pays.

Elles ont bâti un empire, mais vivent un enfer

«Mais, bien plus que la prostitution sur la voie publique ou dans des boites de nuit, très apparente, c’est un système bien plus ficelé et fantôme», rappelle le journal.

Assabah explique en effet que ces Marocaines sont souvent exploitées par des réseaux de proxénétisme. Ces jeunes filles, issues pour la plupart de la région de Casablanca, sont très fragiles économiquement et émotionnellement. Leur passeport est confisqué dès leur arrivée à Abidjan, où elles sont encadrées et contrôlés par des proxénètes. Certaines d’entre elles sont enfermés en cas de désobéissance. Elles ont bâti un empire, mais vivent un enfer.

Il y deux ans déjà, le quotidien français Le Monde consacrait un reportage à ces prostituées marocaines à Abidjan et en particulier l’histoire d’une proxénète du nom de Souad. La Côte d’Ivoire offre un cadre idyllique pour la prostitution marocaine. La loi ivoirienne condamne le proxénétisme et le racolage, pas la prostitution, souligne le reporter. Elles ont entre 22 et 30 ans, la plupart originaires de Casablanca et ses banlieues, et pratiquent les tarifs les plus élevés de la métropole. Leurs clients ? DEs libanais fortunés, mais aussi saoudiens, émiratis, ou maghrébins, précise l’article qui reste toujours d’actualité. Fait nouveau, l’apparition de Marocaines « free-lance », bêtes noires des proxénètes d’Abidjan.