40 ans de la République islamique d'Iran: la foule se rassemble à Téhéran

à 7:55

Des milliers d'Iraniens convergent lundi matin vers la place Azadi, dans le centre de Téhéran, pour un rassemblement à l'appel des autorités afin de marquer le quarantième anniversaire de la République islamique, a constaté un journaliste de l'AFP.

Vers 10H00 (06H30 GMT), la foule de tous âges grossissait malgré une forte pluie, défilant devant des stands tenus par des institutions étatiques ou paragouvernementales et offrant du thé ou des gâteaux.

Jour férié, le 22 bahman du calendrier iranien commémore le renversement du régime impérial du chah Mohammad Réza Pahlavi, le 11 février 1979, dix jours après le retour d'exil triomphal de l'ayatollah Rouhollah Khomeiny, père fondateur de la République islamique d'Iran.

Femmes en tchadors, jeunes enfants coiffés d'un bonnet et ballon de baudruche à la main, hommes en tenues sombres, bassidjis (miliciens islamiques) en treillis et clercs enturbannés défilent tandis qu'un hélicoptère passe dans le ciel nuageux.

Sur une voie de bus, deux répliques de missiles balistiques, de fabrication locale, sont exposées; un peu plus loin, ce sont des répliques de missiles de croisière qui sont présentées au public.

La foule agite de nombreux drapeaux vert, blanc et rouge, les couleurs nationales, et brandit des pancartes avec des slogans contre les États-Unis ou Israël.

La République islamique célèbre son quarantième anniversaire selon un rituel bien établi: comme les années précédentes, les festivités de la place Azadi ("Liberté" en persan) doivent inclure un lâcher de ballons, un lâcher de fleurs par hélicoptère, des chorales, un atterrissage de parachutistes, des prières, harangues et slogans révolutionnaires, indique le programme officiel.

Le président iranien Hassan Rohani doit s'adresser à la foule de 11H15 à 12H00 (07H45 à 08H30 GMT).

Diffusant des images de foules rassemblées à Téhéran et dans de nombreuses villes iraniennes, la télévision d'État a mis en garde contre la désinformation de "certains médias étrangers hostiles" soupçonnés de vouloir ternir l'anniversaire en minimisant les chiffres de la mobilisation populaire.