Yatim raconte les dessous de son escapade amoureuse à Paris

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Le ministre de l’Emploi et de l’insertion professionnelle, Mohamed Yatim, a livré sa version des faits concernant les photos le montrant main dans la main avec une jeune femme à Paris. Droit dans ses bottes, l’homme assume cette relation qui respecte selon lui les fondamentaux de la morale et de la Charia.
 «Avant tout, je condamne cette manie d’espionner la vie des gens et la publication de photos sur les réseaux sociaux en les mettant en dehors de leurs contextes.» C’est avec ces mots que le ministre Mohamed Yatim entame ses confessions au portail arabophone Al3omk, à qui il a accordé un entretien exclusif.
Une sortie médiatique que Yatim qui intervient suite à la pression des membres du PJD qui lui aurait demandé d’éclairer l’opinion publique sur cette affaire. Sur le fond, le ministre a déclaré que la femme en question est sa fiancée, et qu’il ne s’agit aucunement d’une histoire de cachotterie ou d’infidélité, mais d’une relation consentie et connue de la part de sa propre famille ainsi que celle de sa fiancée, qu’il visite fréquemment à l’occasion des fêtes religieuses.
«Nous n’avons pas voyagé ensemble en France et n’avons jamais résidé ensemble lors de cette visite parisienne. Cette photo a été prise durant le mois du ramadan dernier. Il faisait tard et j’accompagnais ma fiancée chez elle», a déclaré Yatim.

Au vu et au su de tous
«J’ai informé la famille de ma fiancée de notre relation et notre intention de nous unir , même si d’un point de vue religieux, elle est majeure et elle aurait pu se marier seule sans avoir besoin de l’autorisation de sa famille», a révélé Yatim, qui a pris le soin d’inviter plusieurs membres du syndicat de son parti, ainsi que de cadres du parti à ses fiançailles. Quant à sa première épouse, on apprend que le vie conjugale de Mohamed Yatim bat de l’aile depuis plusieurs années, rendant la vie de couple impossible. Une situation qui a fini par convaincre le ministre de divorcer pour refaire sa vie.
Quant à la question du port du hijab, qui n’est pas le cas de sa fiancée sur les photos volées à Paris, Yatim est parti dans une longue diatribe pour expliquer que ses convictions sont intactes, et que le port du Hijad doit être l’aboutissement d’un long cheminement spirituel.