Vol de bijoux au palais royal: les accusés devant la Cour d’appel

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Quinze personnes ont comparu, ce vendredi 24 janvier, devant la Cour d’appel de Rabat, jugées pour vol de bijoux du palais royal parmi lesquels figuraient des montres précieuses du roi Mohammed VI.

Le suspect principal est une femme de ménage de 46 ans, qui travaillait dans le palais de Marrakech et est accusée d’avoir volé 36 montres. Les quatorze autres, tous des hommes, sont des détaillants d’or et des intermédiaires, indique l’AFP.

La femme, ont expliqué les avocats à l’AFP, faisait fondre les montres volées pour revendre la matière première à des boutiques spécialisées dans le commerce de l’or, avant de commencer à les vendre en l’état. Elle a «tout avoué», selon sa défense, tandis que les autres prévenus ont affirmé ne pas connaître l’origine des montres.

Rappelons que la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) a déféré devant le procureur général près la Cour d’appel de Rabat, jeudi 16 janvier, pas moins de 25 personnes soupçonnées d’être impliquées dans le vol de bijoux du palais royal parmi lesquels figuraient des montres montre précieuse du roi Mohammed VI.

Après avoir annoncé que le dossier était bouclé, la Cour d’appel a reporté, vendredi 17, ce procès.

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Les répercussions du dossier se poursuivent, de nouveaux accusés ont été convoqués après la découverte de la vente de biens volés sur les marchés commerciaux de l’or dans plusieurs villes.

Un haut fonctionnaire du service préfectoral des renseignements généraux de la Wilaya de Marrakech a également été entendu par un comité spécial et interrogé sur l’incident dont les contours devraient être dévoilés durant les audiences.

Une femme travaillant au palais serait la principale suspecte. Celle-ci aurait avoué une partie des faits qui lui sont reprochés, à savoir le vol de montres de grande valeur.

La suspecte, qui fait l’objet d’une plainte déposée par le ministère de la Maison royale, du protocole et de la chancellerie, a nié, en revanche, faire partie d’une bande organisée.

Les mis en causes, arrêtés fin 2019, poursuivis dans cette affaire, dont plusieurs orfèvres ainsi qu’un haut responsable des renseignements généraux et la principale accusée devraient répondre à des chefs d’accusation parmi lesquels le «vol qualifié» et le «recel de vol» et «constitution d’une bande criminelle».