Voici les trois plages polluées à éviter absolument cet été

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Le taux de conformité des eaux de baignade des plages marocaines aux normes de qualité microbiologique a atteint 98,43%, selon le rapport national sur la surveillance de la qualité des eaux de baignade des plages du Royaume (édition 2019).

Le rapport, présenté lors d’une conférence de presse organisée par le Secrétariat d’État chargé du Développement durable, indique que sur les 451 stations de prélèvements, 445 ont fait l’objet d’un nombre suffisant de prélèvements pour le classement, dont 438 (soit 98,43%) ont été déclarées de qualité microbiologique conforme aux exigences des normes, contre 7 stations (soit 1,57%) déclarées non conformes pour la baignade.

Selon le rapport, les trois plages les plus polluées et non conformes à la baignade sont Oued Merzek à Casablanca, Ejebil à Tanger et Ain Atik à Skhirate. Ledit rapport fait état de la qualité de la plupart des stations qui se répartissent sur 169 plages, à l’exception de certains sites, notant qu’au total, 123 profils des eaux de baignade ont été réalisés depuis 2013, dont 7 profils ont fait l’objet d’une actualisation en 2018 selon les exigences de la Norme NM 03.7.199.

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Le rapport a, en outre, recommandé le renforcement des plages en infrastructures sanitaires (blocs sanitaires, douches, poubelles), tout en tenant compte de l’étendue de la zone de baignade et du taux de fréquentation des estivants, et en outils de prévention et de lutte contre les sources de pollution, ainsi que de mettre en œuvre les mesures de gestion et d’actions proposées par les profils des eaux de baignade et de renforcer davantage les actions de sensibilisation pour inciter les usagers des plages à adopter des éco-gestes et à agir au quotidien pour la propreté des zones de baignade.

Les déchets marins, en particulier le plastique, constituent l’un des enjeux à surmonter, sachant qu’environ 70 à 80% des déchets qui se trouvent dans le milieu marin sont d’origine tellurique et le reste provient des activités marines, a-t-elle relevé. Au titre de 2018, ce programme a concerné la surveillance du sable de 45 plages, réparties sur les 9 régions côtières, dont 20 sur la façade méditerranéenne et 25 sur la façade atlantique, a-t-elle expliqué, ajoutant qu’il concerne la typologie des déchets marins et l’évaluation de la pollution chimique et mycologique.