Viol présumé de Nasser Zefzafi: la FGD interpelle Ramid

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Mustapha Chennaoui (gauche), Nasser Zefzafi (centre), Mustapha Ramid (droite). Crédit: DR.

Au lendemain des accusations de viol portées par Nasser Zefzafi à l’égard de ses interrogateurs de la police judiciaire, le député de la FGD, Mustapha Chennaoui, a saisi Mustapha Ramid, ministre d’Etat chargé des droits de l’homme. Le député demande au ministre de prendre des mesures contre ceux qui auraient commis ce qu’il appelle «une violation grave des droits de l’homme».
Le parlementaire de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), Mustapha Chennaoui, a adressé une question écrite au ministre d’Etat chargé des droits de l’homme, Mustapha Ramid, au sujet de faits de  torture et de viol présumés qu’aurait subi Nasser Zefzafi durant son interrogatoire.
Le député de la circonscription d’Anfa a considéré ces accusations comme «graves, qui rappellent les violations graves des droits de l’homme exercées lors des années de plomb». Dans sa question, le député affirme que de telles «violations» sont anticonstitutionnelles et vont à l’encontre des traités internationaux et des protocoles de lutte contre la torture ratifiés par le royaume.
«Ce qui s’est passé confirme un retour en arrière en matière des respects des droits de la part de votre gouvernement, qui suscite la crainte de plusieurs organisations et associations de droits de l’homme», souligne le député.

La question adressée par Mustapha Chennaoui à Mustapha Ramid.

 
Mustapha Chennaoui clôture sa lettre en demandant à Ramid les mesures que compte prendre son ministère pour «cesser ces violations, en finir avec la torture et punir ceux qui ont commis cela dans le but de garantir un non-retour aux méthodes des années de plomb». Une question qui a ravi l’une des avocates de Nasser Zefzafi, Asmae El Ouadie.
«Une telle question ne peut que nous satisfaire car on s’est retrouvé à un moment donné seuls face à la justice sans aucun soutien», nous déclare-t-elle. Pour elle, la défense a besoin d’être soutenu et les politiciens doivent se saisir de la question de la torture et le respect des droits des détenus.
«Certes, Nasser Zefzafi parle de boutiques politiques, mais une réaction comme celle de la fédération de la gauche démocratique ne peut que faire avancer le dossier dans la bonne direction», pense-t-elle.