Vidéos. Plusieurs enseignants arrêtés lors d’une manifestation à Rabat

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Plusieurs enseignants contractuels ont été violentés et arrêtés, lors d’une manifestation ce mardi 6 avril. Le Syndicat National de l’Enseignement affilié à la Confédération Démocratique du Travail (CDT) dénonce ces « dépassements » et demande la libération des enseignants.

Interdite explicitement par les autorités, la manifestation des enseignants contractuels auprès des académies régionales d’éducation et de formation (AREF) organisée le mardi 6 avril a tourné au cauchemar.

Les mêmes scènes ayant horrifié l’opinion publique lors de la précédente manifestation se sont reproduites.

Des enseignants ont été violentés et arrêtés par dizaines lors de cette manifestation à laquelle ont pris part des centaines d’enseignants.

Le Syndicat National de l’Enseignement affilié à la Confédération Démocratique du Travail (CDT) dénonce dans un communiqué parvenu à notre rédaction «ces violences systématiques» et «exige la libération immédiate et inconditionnelle des enseignants détenus».

Dans ce sens, le syndicat annonce la formation d’un comité de responsables syndicaux et d’avocats pour suivre la campagne d’arrestations d’enseignants, qui seraient près d’une vingtaine à avoir été arrêtés durant la seule journée du mardi.

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Par ailleurs, le syndicat souligne que «la répression et les arrestations ne sont pas et ne constitueront jamais une réponse à l’état de tension et de congestion du système de santé».

Le syndicat tient pour responsables l’État, le gouvernement et le ministère de tutelle des dysfonctionnement du système éducatif et met en garde contre «ses répercussions sur l’école publique et sur le présent et l’avenir des élèves marocains», conclut le communiqué.

Une autre manifestation a lieu en ce moment même à Rabat, malgré l’interdiction formelle des autorités de la wilaya de la région de Rabat-Salé-Kénitra, affirmant qu’il s’agit d’une violation des dispositions de l’état d’urgence sanitaire et des mesures préventives prises par le gouvernement pour endiguer la propagation du Covid-19, notamment suite à l’apparition de nouvelles souches.