Vidéos. Casablanca: les cafés hors-la-loi s’activent pour régulariser leur situation

Image d'illustration. DR

Une descente musclée de la police administrative a eu lieu mardi 3 décembre dernier dans l’arrondissement de Hay Hassani à Casablanca afin de raser les cafés occupant le domaine public sans autorisation. 

La campagne de récupération du domaine public va grand train, et ce depuis l’opération coup de poing qui avait eu lieu en avril et mai derniers dans cinq arrondissements de la capitale économique: Sidi Belyout, Anfa, Maârif, Moulay Rachid et Sidi Othmane. Depuis quelques jours, c’est au tour de l’arrondissement de Hay Hassani de subir le passage des autorités afin de verbaliser et commencer à démolir les cafés non régularisés, informe ce jour L’Économiste.

Les terrasses et devantures de plus de 22 établissements ont été rasées ce mardi 3 décembre par les autorités de la préfecture d’arrondissement de Hay Hassani. En général, il s’agit de cafés ou snacks qui occupent l’espace public sans payer les redevances et dont une partie ne possède même pas d’autorisation d’exercer, souligne le quotidien qui précise que sur les 22.000 établissements recensés dans la ville blanche, seulement 2.000 à 3.000 présentent une autorisation en bonne et due forme.

 

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La cadence des opérations de démolition s’étant accélérée ces deux dernière semaines, ainsi que les descentes de police, les propriétaires ne se font plus prier pour régulariser leurs situations. Plus de 80 demandes d’autorisation ont été déposées en une journée sur la plateforme dédiée Rokhas, informe une source bien informée de nos confrères.

A l’heure actuelle, plus de 17.000 PV ont été enregistrés dans un périmètre d’action étendu à trois domaines: domaine public, urbanisme et hygiène. Plus de 10.000 établissements sont ciblés pour les semaines et mois à venir. Leurs dossiers sont en cours de traitement, lit-on dans les colonnes du quotidien économique, l’objectif de la commune étant de fructifier ses recettes à quelques semaines de la clôture de l’exercice 2019.

 

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La prochaine corporation dans le viseur des autorités sont les bouchers (pour vérifier l’origine et la conformité des viandes), ainsi que la gestion des panneaux d’affichage non réglementaires dont « l’anarchie » a suscité la colère du roi Mohammed VI lors de sa visite à Casablanca en octobre dernier.