Vidéos. Affaire du présumé pédophile: l’ambassadeur du Koweït nie toute intervention dans le procès  

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L'ambassadeur du Koweït à Rabat, Abdellatif al Yahya. Crédit: DR.

L’ambassadeur du Koweït à Rabat, Abdellatif al Yahya, a nié catégoriquement une quelconque  intervention de l’ambassade de son pays dans l’affaire du présumé pédophile koweïtien inculpé pour atteinte à la pudeur contre une fillette de moins de 14 ans.

Considérant qu’il faut «généralement respecter la présomption de l’innocence», l’ambassadeur a indiqué que «l’ambassade du Koweït respecte la justice et n’est pas intervenu dans le déroulement de ce procès ni faciliter l’évasion du ressortissant koweïtien».

S’exprimant à l’occasion d’une conférence de presse tenue samedi, il a déclaré « qu’il y a eu une grande dramatisation de cette affaire par les médias».

 

Bien qu’il ait nié une quelconque intervention dans ce dossier, l’ambassadeur est revenu en détail sur l’affaire.

Dans ce sens, il a relevé que le certificat médical controversé «a été délivré cinq mois après l’incident et que le mis en cause –qui a reconnu les faits de ses propres aveux– a rencontré la fillette sur les réseaux sociaux (Snapchat ndlr) et ne savait pas qu’elle était mineure».

Pour le diplomate koweïtien, «il y a eu une renonciation de la famille de la jeune fille et une réconciliation a été conclue entre les deux parties pendant la période de l’enquête», rapporte Ahdath.info qui a assisté à la conférence.

 

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L’ambassadeur a affirmé que «la décision de remise en liberté provisoire de son citoyen est intervenue à la demande de sa défense et qu’elle a été prise par le tribunal sur la base des pièces du dossier contre une caution».

«Nous respectons les décisions de la justice marocaine quelles qu’elles soient », a-t-il soutenu en saluant «les relations bilatérales fraternelles qui unissent le Koweït au Maroc depuis de nombreuses années».

Cela n’empêche, al-Yahya a affirmé dans cette déclaration à Alyaoum24 que son ambassade est intervenue «après qu’il y a eu chantage».

 

Rappelons que le pédophile présumé koweïtien en fuite a présenté un certificat médical en anglais datant du 9 février pour justifier son absence de l’audience du 11 février où il devait comparaître.

C’est un hôpital au Koweït qui lui a délivré ce certificat, cinq jours après avoir obtenu la liberté provisoire sous caution, révèle l’Association marocaine des droits humains (AMDH) qui s’est constituée partie civile dans ce procès.

 

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La section Marrakech de l’AMDH qui a eu accès au dossier juridique de l’affaire du pédophile koweïtien a révélé que l’accusé s’est présenté à l’hôpital public du gouvernorat de Hawalli au Koweït le 3 février pour soigner un abcès dentaire, soit cinq jours après avoir bénéficié de la liberté provisoire.

Selon la même source, il se serait présenté cinq jours après au même hôpital pour évacuer l’abcès. Ce qui «justifie son absence de l’audience» qui a été tenue trois jours après, selon son médecin.

«Etonnant ! Ce certificat délivré par un dentiste de l’hôpital public du gouvernorat de Hawalli au Koweït écrit en anglais a été accepté par le tribunal», fustige une source au sein de la section Marrakech de l’AMDH.

Le Koweïtien inculpé, faut-il le rappeler, pour «attentat à la pudeur contre un enfant de moins de 18 ans qui est puni de la réclusion de 10 à 20 ans en vertu des articles 485 et 488 du Code pénal» a réussi à quitter le territoire marocain juste après avoir bénéficié d’une «liberté provisoire controversée» le 28 janvier dernier.