Vidéo. Violences conjugales: des femmes témoignent

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L'UAF comptabilise 12 centre d'écoute Annajda dans tout le Maroc.

A l’occasion du lancement de la campagne « Zéro tolérance à la violence contre les femmes » le 22 septembre dernier par l’Union de l’action féminine (UAF), H24Info est allé à la rencontre de femmes victimes de violences conjugales dans l’un des centres Annajda qui leur assurent écoute, orientation juridique et accompagnement psychothérapeute.

Créée en 1987, l’Union de l’action féminine (UAF) lance régulièrement des campagnes d’action et de sensibilisation visant à éliminer toutes formes de violence à l’égard des femmes. Dernière en date, la campagne « Zéro tolérance à la violence contre les femmes » en partenariat avec le réseau euro-méditerranéen d’initiative des femmes (EFI-IFE) et avec le soutien de l’Union européenne, vise à « promouvoir un environnement social qui ne tolère pas la violence à l’égard des femmes et appelle les décideurs à prendre des mesures quant à cette question de priorité publique », explique Leila Essalih, secrétaire générale de l’UAF.

 

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Etalée sur trois ans, la campagne concerne également six autres pays arabes, à savoir l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, le Liban, la Jordanie et la Palestine. Elle s’inscrit dans le cadre de la campagne régionale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles dans la région du Sud de la Méditerranée, le but étant de « sensibiliser l’opinion publique quant à l’impératif d’incriminer la violence contre les femmes mais aussi de diriger le blâme vers les auteurs de violence et non pas vers les victimes », poursuit la secrétaire générale de l’UAF.

Et d’ajouter: « A travers cette campagne, les victimes de violence seront encouragées à briser le silence et à dévoiler leur propre expérience dans le cadre d’une plateforme qui permettra de fournir des informations sur les différents services offerts aux femmes le mini site: ostik.org« . D’après des études du ministère de la famille publiées en mars dernier, 54,5% des femmes marocaines ont subi des actes de violence entre janvier et mars de la même année.

« C’est sans compter celles qui ne déclarent pas par peur de son entourage ou bien de se retrouver à la rue, faute de mécanisme de protection et d’hébergement », s’indigne Leila Essalih qui complète « la dépendance matérielle pousse également beaucoup de femmes à ne pas parler ou bien le manque de confiance dans le système judiciaire ».