Vidéo. Sit-in des « contractuels » à Rabat: l’intervention policière a fait 70 blessés

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Plus de 70 enseignants dits « contractuels » ont été blessés et hospitalisés dans la nuit de mercredi à jeudi à Rabat, au terme d’une grande manifestation dispersée par les forces de l’ordre, a-t-on appris auprès de leur coordination.

Nouvel épisode d’un conflit qui dure depuis le mois de mars, la manifestation, qui a réuni des milliers de protestataires venus demander le statut de fonctionnaire au sein du ministère de l’Education, a été dispersée à coups de canons à eau.

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« Plus de 70 enseignants ont été hospitalisés avec des blessures à des degrés divers, notamment après avoir reçu des coups de matraques », a déclaré à l’AFP Othmane Zouirech, un responsable de la coordination des enseignants.

Les manifestants ont été « pourchassés jusqu’au petit matin », a-t-il poursuivi, dénonçant une « approche sécuritaire qui ne fait qu’envenimer la situation ».

Un homme venu soutenir sa fille durant la marche a par ailleurs été grièvement blessé à la tête et hospitalisé, ont déclaré à l’AFP des manifestants.

Les enseignants, venus de plusieurs villes du pays, comptaient camper devant le Parlement.


Pour faire entendre leur voix, les « contractuels » ont lancé début mars un mouvement de grève accompagné d’importantes manifestations qui se déroulent généralement sans incidents. Il y a cependant déjà eu deux cas de dispersion musclée, le 23 mars et le 20 février.

Le mouvement concerne 55.000 enseignants recrutés dès 2016 sur la base de contrats à durée déterminée (CDD) puis intégrés au sein des Académies régionales.

Mi-avril, après une première rencontre avec le ministère, des représentants des enseignants grévistes avaient annoncé la suspension de la grève.

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Mais des manifestants ont réinvesti la rue mardi après une courte accalmie.

« Certains » n' »ont pas respecté les engagements pris par leurs représentants », a accusé mardi le ministère de l’Education qui refuse de poursuivre le dialogue tant que tous les grévistes n’auront pas repris le travail. Une réunion prévue mardi a de ce fait été annulée.

Les enseignants, eux, reprochent au ministère de ne pas vouloir céder sur leur principale revendication, à savoir obtenir un statut de fonctionnaire au sein du ministère.

« Le dialogue est au point mort », a dit à l’AFP Othmane Zouirech.

Quelque 300.000 élèves ont pâti des absences des enseignants, selon un récent bilan officiel.