Vidéo. Propos polémiques d’Akhannouch: les RNIstes à la rescousse de leur chef

Suite à la polémique déclenchée par les déclarations du président du Rassemblement national des indépendants, les membres du parti de la Colombe se sont empressés de donner des explications pour éviter les amalgames.

Pour le RNI, «une minorité d’individus ont besoin d’être formés à l’amour de la patrie, car ils s’attaquent aux fondamentaux de l’Etat». C’est ce qui ressort des déclarations de Nawal Moutawakil, membre du bureau politique du RNI, relayées par nos confrères du 360.

«Le RNI s’est toujours exprimé avec clarté et transparence sur son attachement sans condition aux acquis du pays. Aziz Akhannouch n’a pas dit que les Marocains ont besoin d’être rééduqués, pas du tout, il a demandé aux Marocains de coopérer ensemble. Et de faire entendre leur voix et de prendre position à l’égard d’une minorité qui ose porter atteinte aux acquis», a-t-elle affirmé.

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Pour cette dirigeante du RNI, «certains esprits malveillants ont voulu créer le buzz et mal informer les citoyens à travers de fausses interprétations».

S’exprimant au nom de son parti, Nawal Moutawakil, a noté qu’«au RNI, on refuse qu’on brûle un billet de banque, qu’on détruise le passeport marocain et qu’on brûle le drapeau national, comme nous refusons les insultes et la diffamation à l’encontre de l’institution monarchique».

Selon son interprétation, «l’éducation dont a parlé Akhannouch est celle que nous ont inculquée nos parents et l’école nationale où nous avons appris l’amour de la patrie».

 

La jeunesse en sapeur-pompier

 

Pour sa part, la présidente de la Jeunesse du RNI dans la région Rabat-Salé-Kenitra, Yasmine El Meghouar, a dans un live publié sur Facebook défendu les déclarations de son président à propos de « la rééducation » des Marocains.

«J’ai suivi beaucoup d’interactions négatives de certaines parties qu’on connaît tous avec le discours d’Akhannouch dans la rencontre qu’il a organisée en Italie. Il a parlé de celui qui brûle le drapeau national, insulte l’institution royale dans le cadre d’un soi-disant art ou encore celui qui déchire son passeport et jette sa médaille alors qu’il est dans une embarcation de fortune vers l’Europe. Tous ceux-ci doivent être rééduqués par les Marocains», a-t-elle dit.

Elle a estimé que l’éducation doit être refaite dans les médias, l’école, l’université, la famille et la société civile en ajoutant: «La rééducation ne signifie pas nécessairement la violence ou le retour du bâton, mais l’enseignement, la culture et le dialogue».

Selon la jeune militante, «les associations de la société civile doivent mener des campagnes de sensibilisation». «C’est la véritable éducation que les Marocains doivent faire», a-t-elle conclu.