Vidéo. Plantes médicinales: séparer le bon grain de l’ivraie

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Crédits: Ayoub Ouajib/H24 Info

Utilisées depuis des millénaires au Maroc, les plantes médicinales peuvent néanmoins présenter plusieurs risques, alertaient récemment les autorités. Deux herboristes nous livrent leurs recommandations et plaident pour une meilleure utilisation. 

Les herboristeries de ce genre sont encore peu courantes à travers le royaume et les spécialistes manquent cruellement. D’ailleurs, le manque d’aiguillage des consommateurs peut mener à des drames alertent nos deux spécialistes.

Des propos qui rejoignent la mise en garde du Centre Antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM), affirmant que la létalité la plus importante dans les cas d’intoxications est due à la mauvaise utilisation des plantes.

Plus particulièrement, le CAPM alertait dans un numéro spécial de la revue Toxicologie Maroc sur les nombreux cas d’intoxication au chardon à glu (Addad). En effet, «entre 2009 et 2018, le CAPM a reçu 98 cas d’intoxications par chardon à glu. Parmi eux, 41,8% étaient des enfants. Le décès a été observé chez 13 patients, ce qui correspond à un taux de létalité de 13,26 % avec une forte prédominance chez l’enfant (92,3 %)», lit-on dans la revue.

Dans ce sens, l’herboriste Brahim Kerbouch insiste sur le fait que «plusieurs plantes consommées et très répondues au Maroc peuvent être très dangereuses». Le spécialiste plaide pour un recours aux plantes dites classiques et de surtout se renseigner auprès de professionnels, ce que rappelle également Dr Nadia Aiouch, Herboriste et pharmacienne.