Vidéo. Législatives françaises: pour le second tour, M’jid El Guerrab passe à l’offensive

Qualifié pour le second tour des législatives française dans la 9e circonscription des Français de l’étranger, M’jid El Guerrab tente désormais de convaincre qu’il est le seul candidat légitime de la majorité présidentielle, n’hésitant pas à qualifier sa rivale d’«usurpatrice».

L’entre-deux tour des législatives française dans la 9e circonscription des Français de l’étranger s’annonce particulièrement serré, tant l’écart entre les deux candidats arrivés en tête s’est avéré infime. Arrivé second lors du premier tour avec 19% des voix, M’jid El Guerrab ne fait plus dans la dentelle et choisit de s’en prendre directement à sa rivale, Leila Aïchi, arrivée elle première du scrutin avec un peu plus de 20% des suffrages exprimés.

«Il y a eu au premier tour une usurpation, un détournement de votes. Aujourd’hui ce détournement, on veut faire en sorte qu’il ne se reproduise pas au second tour», martèle le candidat de la majorité présidentielle lors d’un rapide point presse tenu hier à Casablanca.

Pour lui, la candidate du Modem a profité du fait que les logos de la République en marche (LREM) soient inscrits sur ses tracts et ses bulletins de vote «pour créer la confusion». «Les gens ont voulu donner une majorité au président de la République, peu importe qui était derrière le bulletin. Madame Aichi a fait 20% sur cette confusion-là. Elle n’a pas fait 20% parce qu’elle est légitime», déplore le candidat franco-marocain.

El Guerrab se prévaut d’avoir «fait une campagne de proximité, sur le terrain», contrairement à «Aïchi qui a commencé sa campagne il y a une semaine». Mais alors que faire pour persuader les électeurs qu’il est le véritable candidat d’Emmanuel Macron? «Nous allons continuer à communiquer, à sillonner les pays de la 9e circonscription pour convaincre les électeurs», assure M’jid El Guerrab, qui affirme que plusieurs personnalités du parti d’En Marche lui afficheront bientôt leur soutien.