Vidéo. Guéguerre BIM-Epiciers: David contre Goliath ?

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Depuis le coup d’éclat du ministre Moulay Hafid Elalamy pour dénoncer les échanges inégaux avec la Turquie, la chaîne de discount turque BIM est pointée du doigt, accusée de mettre en péril les petits commerces. H24 Info est parti à la rencontre de quelques épiciers qui se disent exaspérés par cette concurrence déloyale…

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique Moulay Hafid Elalamy n’a pas mâché ses mots devant l’assemblée plénière du Parlement le 11 février dernier, critiquant les pratiques du réseau de distribution turc BIM. Selon lui, l’enseigne serait à l’origine de la destruction de la filière des petits commerces, soulignant que «chaque fois que BIM ouvre dans un quartier, 60 commerces ferment».

Un constat partagé par certains commerçants qui se disent victimes d’une concurrence déloyale. L’un d’eux installé en plein quartier Maârif explique que «depuis que BIM s’est installé dans le quartier, notre activité a baissé de 50%», bien que «l’épicier reste une personne de confiance, dont le rôle au sein de la communauté ne pourra disparaître», souligne-t-il.

 

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La clientèle fidèle au épiciers apprécie entre autres le fait de pouvoir bénéficier des «politiques de crédit et du « carnet », qui ne seront jamais proposés par BIM», poursuit-il. Une pratique très utile pour cet habitant du quartier qui se voit souvent accorder des petits crédits ou des prêts de la part de son épicier, à qui il reste fidèle.

Dans sa boutique quasiment vide, un autre commerçant affirme que «l’ouverture des différents magasins BIM dans la ville nous a gravement impactés». Il fustige par ailleurs la chaîne de distribution qui a désormais «remplacé les épiceries, car au lieu d’ouvrir des magasins sur les grandes avenues, elle s’installe dans les plus petites ruelles». Notre interlocuteur nous explique qu’aux côtés d’autres commerçants du quartier, il prépare une pétition qu’il adressera au préfet et au maire de la ville de Casablanca.