Vidéo. Grève nationale des chauffeurs d'autocars

1689

A la gare Oulad Ziane de Casablanca, des professionnels de la route poursuivent la grève entamée il y a quelques jours afin de protester contre «certaines mesures prises par le Secrétariat d’Etat chargé du transport ». Des voyageurs ont été surpris de voir que plusieurs autocars refusaient de les embarquer, et le mouvent s’est étendu à plusieurs villes. 

مهنيو النقل الأشخاص الأول مرة يكشفون أسباب إضرابهم ونزول على طاولة النقاش …

Publiée par ‎السائق المهني اللإستفادة والإفادة‎ sur Mercredi 26 septembre 2018

 
Lancée il y a quelques jours, cette grève vient en protestation contre  l’indifférence du Secrétariat d’État chargé du transport face à leurs requêtes. Les chauffeurs réclament que les mesures les concernant soient dorénavant prises après consultation des professionnels. Chauffeurs d’autocars et syndicalistes protestent contre le retrait de leur permis de conduire pour une durée de six mois ou la mise en fourrière de leurs véhicules pour plus de dix jours en cas d’infraction, mais également contre le prix des cartes professionnelles, pour l’intégration des heures supplémentaires, le renouvellement septennal des permis de conduire arrêté depuis 2011 sans raison ainsi que l’intégration de primes de risques.
«Cette grève n’aura pas lieu s’il y a ouverture d’esprit du  secrétaire d’État chargé du Transport et si une réponse favorable est apportée à nos  revendications. Malheureusement, le secrétaire d’État a choisi plutôt l’entêtement et l’indifférence face à nos requêtes», a déclaré  Rahamani Jilali, secrétaire national du Syndicat national du transport des personnes relevant de l’UGTM à nos confrères de libération.
Ce dernier précise que cette grève ne concerne pas la ville de Casablanca seulement, mais qu’elle était lancée sur le plan national. «Ce taux a été de 100% dans les villes de Marrakech, El Jadida, Kalat Sraghna, Sidi Bennour, Azemmour, Béni Mellal, Tanger, Oujda, Meknès, Fès, Khénifra et Agadir. Rabat et Casablanca ont fait l’exception avec un taux tournant autour de 70% à 80% de réussite», a-t-il précisé à nos confrères de libération.