Vidéo. Forum de la mer: Souad Kifani nous parle de la biodiversité marine au Maroc

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Dans le cadre d’un atelier sur « L’océan, un espace vivant », Souad Kilani, chercheur à l’Institut national de recherche halieutique (INRH) donne des clés pour comprendre la biomasse halieutique et la flore marine au Maroc. 

Ingénieur en halieutique et docteur en océanologie biologique, Souad Kifani en connaît un rayon sur l’océan. Elle débute son exposé en expliquant que la biodiversité est « la diversité de la vie à tous ses niveaux d’organisation, du gène, aux espèces et aux écosystèmes ».

Scientifique et consultante régionale en matière de pêche, Kifani a évoqué la variabilité des écosystèmes marins et l’évaluation des stocks en biomasse marine. A ce propos, elle alerte sur les espèces menacées à l’échelle mondiale et qu’on trouve au Maroc; en premier lieu le phoque moine, suivi du corail rouge, du mérou de la méditerranée et des grandes nacres.

 

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« Même si la menace pour le patrimoine naturel au Maroc est considérée comme étant limitée, relativement à d’autres régions, l’état des connaissances et des inventaires devraient modérer ce constat », commente-t-elle. Pour exemple, elle rapporte que les dernières observations certaines du phoque moine au Maroc dateraient de 1986 (région d’Al Hoceïma).

Ainsi, les biomasses halieutiques sur le plateau sont constituées principalement de petits pélagiques (surtout sardines, puis le poulpe).

 

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La spécialiste a manifesté son inquiétude quant au futur des écosystèmes côtiers marocains face au changement climatique. « Cela reste une question ouverte, l’ampleur de l’impact étant fortement influencée par des spécificités régionales et locales dont les flux de matière d’énergie au sein et entre écosystèmes », a-t-elle expliqué.