Vidéo. Événementiel: les organisateurs de mariage ne sont plus à la fête

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Depuis cet été, les mariages ont été interdits en raison de la propagation du Covid-19. Encore à l’arrêt, les professionnels du secteur demandent à reprendre du service et affirment que l’aide accordée n’est que dérisoire. H24 Info est parti à leur rencontre.

«Le coronavirus nous a anéantis !». Sept mois que les professionnels du secteur sont interdits d’exercer. Pourtant, leurs charges pèsent toujours, poussant ainsi plusieurs d’entre eux à déclarer faillite.

«La situation n’a que trop duré, nous avons des charges, des emprunts (…) tout le monde en souffre, de la neggafa aux musiciens en passant par tous ceux avec qui nous travaillons», confie Hakima, traiteur à Casablanca. Aicha, neggafa à Casablanca fait le même constat et désespère de voir son activité sombrer un peu plus chaque jour par la crise du Covid-19.

 

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« Après sept mois de crise, nous estimons qu’il devient urgent et vital de donner de la visibilité aux entreprises et de les laisser opérer pleinement dans le respect des mesures préventives et sanitaires évidemment». L’aveu vient du président de la CGEM, Chakib Alj, lors de la signature, début octobre, de deux contrats-programmes pour relancer les secteurs de l’événementiel, des traiteurs et des parcs d’attractions et de jeux.

Ces contrats-programme prévoient notamment une indemnisation de 2.000 DH, ceci afin «d’accompagner ces secteurs fortement impactés par la crise sanitaire», soulignait pour sa part le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun.

«Les aides sont insuffisantes»

Toutefois, ces mesures semblent ne pas remonter le moral des concernés. Car, d’une part «l’aide ne sera versée qu’à ceux déjà déclarés auprès de la CNSS, mais alors quel sera le sort de tout ce qui travaillent dans le secteur de l’informel comme la plupart des serveurs, neggafas, musiciens et même les jeunes traiteurs», s’interroge pour sa part Amine, chanteur.

De plus, cette aide est jugée insuffisante par plusieurs. «Nous ne voulons pas des 2.000 DH (…) laissez nous seulement travailler», lance Hakima la traiteur. «Nous sommes conscients du danger (…) nous proposons de reprendre avec un nombre très réduit», ajoute pour sa part Mohammed Mohcine, qui loue du matériel et des tenues de soirées. «La maladie est là, mais nous allons devoir apprendre à vivre avec», poursuit-il.

 

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La situation est d’autant plus délicate pour les musiciens, dont beaucoup «ont vendu leurs propres instruments et matériels afin de subvenir à leurs besoins, plusieurs ont d’ailleurs carrément changé d’activité (…) c’est malheureux», affirme Soufiane un technicien en éclairage et son.

Sans visibilité sur la reprise, et avec le contexte épidémiologique imprévisible, les professionnels du secteur ne demandent qu’à être rassurés.