Vidéo. En grève de la faim, Nasser Zefzafi prêt à aller jusqu'au bout…

Le leader du Hirak du Rif a entamé hier une grève de la faim à la prison d’Oukacha à Casablanca. Cette grève intervient en protestation contre «le harcèlement, la provocation et la torture» qu’il dit subir en prison.
Le père de Nasser Zefzafi, le leader du Hirak du Rif, a annoncé dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux que son fils a entamé hier une grève de la faim. Selon lui, Nasser leur a annoncé lors d’un appel téléphonique depuis sa prison sa décision dont le but est de protester contre le harcèlement, la provocation et la torture qu’il subit à la prison d’Oukacha à Casablanca. Il précise par ailleurs qu’il ne prendra ni sucre ni eau lors de cette grève.

Jugé à 20 ans de prison, Zefzafi est incarcéré dans la prison casablancaise depuis son arrestation, le 29 mai 2017. «Il ne peut pas faire sa prière qu’en s’asseyant sur une chaise car la superficie de la cellule est trop petite», explique son père qui ajoute qu’il est illogique de le garder dans une cellule individuelle.
Nasser Zefzafi a demandé à sa famille de ne pas intervenir dans cette affaire et de ne pas essayer de le dissuader d’arrêter sa grève et qu’il soit enterré à El Hoceima au cas où…
«Il est décidé à ne plus manger ni boire jusqu’à ce que ses revendications soient satisfaites. C’est une grève de non-retour», a déclaré son père Ahmed Zefzafi à l’AFP. «Il ne demande que les droits dont bénéficient les autres prisonniers: qu’on le sorte de l’isolement en cellule individuelle et le mette dans une cellule digne où il puisse voir et parler» avec les détenus, a-t-il ajouté. Selon lui, son fils ne comprend pas pourquoi un traitement «aussi sévère» lui est réservé.