Vidéo. El Othmani à la télévision: «La démocratie, seule solution à Al Hoceima»

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La question d’Al Hoceima a occupé une grande partie des débats hier soir lors du passage de Saad Eddine El Othmani, en direct sur le pôle audiovisuel public. Voici ces éléments de réponse.

Sincérité et dialogue, deux termes qui sont revenus plusieurs fois, dans la bouche de Saad Eddine El Othmani, ce samedi soir, lors de son passage en direct sur le pôle audiovisuel public.

Et pour cause, le chef du gouvernement a été interpellé sur divers sujets chauds: Hoceima, régionalisation, éducation, corruption, flexibilité du dirham, entrepreneuriat, investissement, dialogue social…

Mais c’est surtout la question d’Al Hoceima qui a occupé les débats dans cette émission.

 

Le social et le politique, deux axes de réponse à Al Hoceima
«Je ne peux pas tout expliquer», a réagi El Othmani interrogé sur les causes de la dégradation de la situation à Al Hoceima qui connaît des protestations sociales sans interruption depuis plus de huit mois.

Mais pour le chef de gouvernement, deux axes de réponse existent: le social et le politique.

«Ce gouvernement nommé il y a exactement deux mois et quatre jours est déterminé à répondre aux revendications sociales en accélérant les projets de développement», a déclaré le chef de l’Exécutif.

Dans ce sens, il a promis de faire de la région d’Al Hoceima un chantier à ciel ouvert dans différents domaines: santé, éducation, habitat, infrastructure, environnement…

Au niveau politique, «la solution réside dans la consolidation du choix démocratique dans notre pays», a affirmé le chef du gouvernement.

«Il faut des partis indépendants. C’est cela qui rendra la crédibilité aux partis pour remédier à la difficulté de communication qu’il y a entre les citoyens et les politiques», a-t-il ajouté soulignant qu’il s’agit d’une question qui mérite un grand débat national.

 

«Le communiqué de la majorité sur le séparatisme n’avait pas lieu d’être»
El Othmani n’a pas par ailleurs manqué de s’adresser aux populations du Rif, les appelant au calme afin de pouvoir créer un climat propice à l’investissement dans la région.

Louant le sens du patriotisme des populations, il est revenu sur le contenu d’un précédent communiqué de la majorité gouvernementale qui qualifiait les manifestants à Al Hoceima de séparatistes: «Ce communiqué n’avait pas lieu d’être», a-t-il regretté.

 

La libération des détenus n’est pas du ressort du gouvernement
Concernant la libération des détenus, El Othmani a déclaré que le gouvernement ne peut s’immiscer dans le travail de la justice.

«L’autorité judiciaire est indépendante. Le gouvernement ne peut intervenir», a-t-il martelé, ajoutant que le roi a donné ses consignes pour garantir un procès équitable aux détenus du Hirak et pour enquêter sur tout cas de torture.

 

Une approche sécuritaire motivée
Selon El Othmani, les forces de l’ordre ont fait preuve d’une grande maîtrise à Al Hoceima, il faut saluer leur travail.

«Tout au long des 7 mois, ils ont vécu dans des conditions difficiles, loin de leurs familles, ils dorment dans des tentes… Eux aussi ont subi des violences», a-t-il déclaré évoquant le cas de deux éléments qui sont dans le coma depuis plus d’un mois, avant de promettre d’enquêter sur tous les abus, quelle que soit leur source.

 

Retards des projets lancés par le roi: une cellule pour coordonner
Concernant les retards pris dans les projets lancés par le roi dans la région et ailleurs, El Othmani a annoncé, outre la commission d’enquête lancée par le roi autour des projets à AL Hoceima, la création d’un mécanisme de suivi qui veillera à coordonner l’action de tous les départements ministériels afin de mettre en œuvre des projets plus intégrés. Une unité, à l’instar de tant de services et cellules spéciales promis par le chef de gouvernement, lors de cette interview.

 

https://www.youtube.com/watch?v=5KXVU3VUoQU