Vidéo-Diapo. « Nous sommes à bout! », des partis et syndicats de gauche manifestent à Casablanca

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Le front social marocain a organisé, ce dimanche 23 février, une marche nationale en protestation contre «la dégradation des conditions sociales et les régressions dans le domaine des libertés».

 

Sous le slogan «Nous sommes à bout», des milliers de manifestants des différentes organisations politiques de gauche, de syndicats et d’organisations de la société civile et des droits de l’Homme ainsi que des citoyens ont sillonné les boulevards du centre ville de la métropole.

La marche qui a démarré Place de la Victoire (Derb Omar) a été marquée par la participation des familles des détenus du Hirak du Rif et à leur tête Ahmed Zefzafi, le père du leader du Hirak Nasser Zefzafi.

Les manifestants ont scandé des slogans condamnant les politiques sociales adoptées par le gouvernement, dans un certain nombre de secteurs tels que l’éducation et la santé.

Ils ont considéré que ces deux secteurs «connaissent une grande «congestion» croissante ces derniers temps».

Pour la libération des détenus

Les manifestants ont également réclamé «la libération des détenus qui ont été poursuivis et incarcérés dans la foulée des protestations sociales».

Rappelons que le Front social marocain a été constitué en début de ce mois de février par des partis et des organisations de la gauche démocratique ainsi que des syndicats, notamment la FGD et la CDT.

Il a annoncé dans sa charte fondatrice qu’il va «entreprendre des initiatives conjointes qui concernent les domaines de la lutte contre la corruption, le monopole et la rente, ainsi que l’emploi des jeunes et l’opposition aux lois «régressives et rétrogrades» dans les domaines social et juridique».

Le Front a précisé, lors d’une conférence de presse organisée mardi 18 février, «qu’il travaille à la création d’un observatoire des droits de l’Homme pour suivre la situation sociale, soulignant qu’il respecte l’indépendance de chaque organisation et n’interfère pas dans la conduite de ses institutions».