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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    S’exprimant lors du congrès des Marocains du monde du RNI, organisé samedi à Milan, le président du RNI s’est emporté contre les «détracteurs des institutions» au point de provoquer l’ire de la classe politique et de raviver les hostilités relatives au mouvement du boycott à son égard.

    Ne mâchant pas ses mots, Akhannouch s’est emporté dans un discours qu’il tenait, samedi, devant des Marocains résidents en Italie contre ceux qu’il a qualifiés de «nihilistes» et «obscurantistes».

    «Il n’y a pas de surenchère à faire: il n’y qu’Allah, la patrie et le roi», a-t-il martelé en avançant que «ceux qui croient qu’ils peuvent «insulter» et «injurier» les institutions n’ont pas de place dans ce pays (le Maroc, ndlr.). Celui qui aime ce pays doit respecter ses institutions. Ce n’est pas avec l’injure qu’on va avancer».

    Et de partir sur un terrain miné: «Excusez-moi, il n’y a pas que la justice qui doit faire son travail quand quelqu’un les insulte… Les Marocains doivent faire leur boulot».

    «Celui qui est malpoli, nous allons le rééduquer». C’est cette phrase qui a provoqué des réactions « à droite » comme « à gauche » contre le patron du RNI.

    Des membres de la Jeunesse du PJD aux membres d’autres partis politiques en passant par des figures de la gauche, les commentaires ont été acerbes envers le ministre de l’Agriculture.

    «Le langage de l’extrême droite ne convient pas aux pseudo-dauphins libéraux. La priorité est aujourd’hui à la démocratie, à l’État de droit, à la nécessaire séparation de la religion et de l’argent de la politique et de l’exercice des affaires publiques… Dès lors on peut retrouver le chemin de la transition démocratique avortée…», c’est par ces propos qu’a notamment réagi l’élu au Conseil communal de Mohammedia et ancien parlementaire de l’USFP, Mehdi Mezouari.

     

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