Vidéo. Benkirane demande à «nos amis français» de présenter des excuses

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L’ancien chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane./DR

Après une longue absence sur la scène médiatique, l’ancien chef du gouvernement Abdelilah Benkirane s’est dit contraint de «sortir de son silence», au vu des évènements récents qui secouent la France et le monde musulman. Revenant sur l’affaire Samuel Paty et les déclarations d’Emmanuel Macron, l’ancien chef du gouvernement demande à «nos amis français de présenter des excuses».

Dans un live diffusé sur ses réseaux sociaux, l’ancien chef du gouvernement pjdiste, Abdelilah Benkirane se dit attristé par les récents évènements qui ont coûté la vie à trois innocents lors d’une attaque au couteau à Nice, celui perpétré contre un enseignant français, mais aussi par les sorties médiatiques du président français Emmanuel Macron.

«Je suis comme vous triste, depuis que le président (Emmanuel Macron) a débuté sa campagne contre l’Islam», affirme-t-il. «Aujourd’hui je ne discuterai pas avec Emmanuel Macron, mais peut-être lors d’une prochaine occasion je lui expliquerai qu’il n’y a pas d’amalgame à faire entre liberté d’expression et l’atteinte aux valeurs et croyances des autres», poursuit-il.

 

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«Je ne débattrais pas de cela et je ne m’immiscerai pas dans ces affaires, qui sont navrantes, mais nous espérons qu’elles prendront fin des deux côtés», enchaîne-t-il avant de demander quelques instants plus tard «des excuses de la part de nos amis français».

Benkirane affirme que son message est «dirigé à tous les musulmans, mais plus particulièrement ceux de France». «Défendre notre prophète ne peut se faire par la violence. Tuer des innocents n’est pas la solution. Nous pouvons répondre également par la parole à ceux qui caricaturent notre prophète», affirme Benkirane avant de prendre position en affirmant que «nous pouvons répondre par le dialogue, par des manifestations ou par le boycott».

 

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Des réponses déjà exécutées dans plusieurs pays, où de massives campagnes de boycott des produits français ont été enclenchée suite aux propos jugés «offensants», du président français. Contrairement à d’autres pays, le Maroc ne s’est prononcé officiellement sur le boycott, mais a tout de même dénoncé, à travers le ministère des Affaires étrangères et le Conseil supérieur des Oulémas du Maroc, la publication de ces caricatures et l’atteinte aux sacralités.