Vidéo. Benkirane à Akhannouch: «L’éducation des Marocains, ce n’est pas ton affaire»

Crédit: DR

L’ancien chef de gouvernement Abdalilah Benkirane a demandé, ce dimanche 15 décembre, au président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, de «présenter des excuses aux Marocains» suite à ses déclarations sur l’éducation des Marocains.

S’exprimant lors du 5e congrès régional de la Jeunesse du PJD de la région Casablanca-Settat à Bouznika, l’ancien Chef du gouvernement, Abdalilah Benkirane n’a pas laissé échapper l’occasion de tirer à boulets rouges sur son rival politique, Aziz Akhannouch.

Profitant de la mauvaise posture du président du RNI, à qui il reproche le blocage politique au bout duquel il a été évincé, Benkirane a considéré que «l’éducation des Marocains n’est pas l’affaire d’Akhannouch» et «le moins qu’il puisse faire est de présenter ses excuses aux Marocains».

«Parce qu’on ne va pas en finir avec cette histoire si on te suit (Akhannouch, ndlr) dans ton raisonnement avec tous ceux qui disent des choses injustes», a-t-il ajouté en s’adressant au ministre de l’Agriculture  et de la Pêche maritime.

 

Lire aussi: Vidéo. «Celui qui est malpoli, nous allons le rééduquer», les propos d’Akhannouch qui font polémique

 

Et d’ajouter: «certes, ces enfants (Moul L Kaskita entre autres) ont dit des choses qui manquent de courtoisie, mais ils ont quand même parlé de problèmes liés à leur vécu. Personne ne peut leur interdire d’exprimer leur souffrance, mais ils ne doivent pas parler du roi de manière inacceptable».

Pour l’ancien chef d’Akhannouch, «les propos de ce dernier sur l’éducation comportent une seule erreur: celle de considérer qu’il est du rôle des partis d’éduquer.»

«Tu n’as pas le droit de dire cela. Ton rôle n’est pas d’éduquer les gens», a-t-il indiqué à l’adresse de son ancien allié gouvernemental.

 

Lire aussi: Vidéo. Propos polémiques d’Akhannouch: les RNIstes à la rescousse de leur chef

 

Du point de vue de Benkirane, «l’éducation dont il a parlé (Akhannouch ndlr) signifie la punition et pas la rééducation. La punition fait partie des prérogatives de la justice quand quelqu’un enfreint la loi».

A rappeler que Aziz Akhannouch, qui s’exprimait lors du congrès des Marocains du monde du RNI, organisé samedi 7 décembre à Milan, s’est emporté contre les «détracteurs des institutions» au point de provoquer l’ire de la classe politique et de raviver les hostilités relatives au mouvement du boycott à son égard.