Vidéo. Aïn Harrouda: des eaux usées industrielles déversées en mer en toute impunité

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La plage de Paloma dans la commune de Aïn Harrouda a vu hier son rivage pollué par des eaux usées d’origine industrielle. Les riverains dénoncent une catastrophe écologique et appellent les autorités à prendre en charge ce phénomène qui n’est pas sans antécédent. 

Les déversements d’eaux usées et polluées sur la plage de Paloma ont repris, selon les témoignages de riverains excédés et relayés par le Desk. Mercredi 17 juin, des torrents de liquides d’origine industrielle se sont écoulés de l’égout qui donne directement sur la plage, rapporte le quotidien qui ajoute que des pelleteuses des sociétés de travaux publics Mojazine sont entrées en action pour camoufler les déversements sous l’encadrement de la société de sécurité privée et de gardiennage SNJH.

La question que se pose les résidents de Paloma Beach, au nord de Casablanca, est: «Sous le commandement de quelle partie?». Ces déversements menacent la santé des riverains et de tout l’écosystème naturel du littoral. D’après les sources du Desk, les eaux usées proviendraient d’une unité industrielle située à Chellalate.

Selon la Société d’aménagement Zenata (SAZ), ces tranchées ne sont destinées qu’à l’évacuation des eaux pluviales. L’entreprise ajoutait que «les autorités compétentes sont en train d’examiner ce fait, dont l’origine provient de branchements illicites sur le réseau d’assainissement de Chellalate, pour y apporter des solutions appropriées dans les meilleurs délais».

Déjà en mai dernier pour des faits similaires, la SAZ invoquait « un dispositif de protection contre les inondations de la Commune de Ain Harrouda ». Sauf que la raison du surplus d’eaux de pluie ne tient pas la route aujourd’hui, aucune pluviométrie n’a été enregistrée ces derniers jours, soulignent nos confrères. Les riverains ne se satisfont donc pas de cette explication et souhaitent une enquête pour déterminer quelle unité industrielle est responsable de cette situation attentatoire à l’environnement.

 

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En plus de ces branchements illicites, ils évoquent l’infrastructure inachevée du regard qui donne directement sur la plage et qui est mise en cause. Mises au courant, les autorités ont couvert les tranchées par des pelletées de sable.

«Les branchements sont illicites, les travaux inachevées. La sortie d’égout donne directement sur la plage sans sécurité, aucune structure ni barrière ne sont mises en place pour protéger les gens de cette zone (…). Les courants se dirigent en majorité vers la plage de Aïn Diab passant par Zenata… Les plages de Casablanca risquent d’être polluées si ça continue», ont-il partagé sur Facebook selon le média.

Selon des sources médiatiques comme AnfassPress, l’ONEE serait en bout de chaîne des responsabilités en cause de ce «massacre écologique».

Depuis quelques semaines, les habitants de la commune urbaine de Ain Harrouda, plus spécialement ceux habitant à Paloma Beach dénoncent une « véritable catastrophe écologique »