Venu accompagner une plaignante, il se retrouve derrière les barreaux

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Alors qu’il accompagnait une femme impliquée dans une affaire judiciaire, un « semsar » a été interpellé récemment dans le tribunal de première instance de Taza. Les détails.

Venu pour accompagner une femme au tribunal, un « semsar » s’est retrouvé derrière les barreaux. C’est ce qu’a fait savoir Al Massae dans son édition du mercredi 21 janvier 2020.

Le journal explique que l’individu a été vu sur les caméras de surveillance du tribunal de première instance de Taza en compagnie d’une femme impliquée dans un litige lié à un accident de la route.

« Le mis en cause a été arrêté au tribunal et interrogé sur la nature de sa relation avec la personne qui l’accompagnait. Il a déclaré qu’il s’agissait d’un membre de sa famille. En revanche, la femme a fait savoir que l’individu était l’un de ses voisins et qu’il avait l’intention de l’aider dans une affaire judiciaire », peut-on lire sur le quotidien.

Al Massae indique que les premières investigations ont démontré que l’individu a de multiples antécédents judiciaires dans des affaires d’arnaques et d’escroquerie. Il était en train de négocier avec la femme en question pour lui apporter un certificat médical en contre partie d’une importante somme d’argent, poursuit le journal.

Et d’ajouter que l’intermédiaire avait aussi écopé d’une année d’emprisonnement. Une peine qu’il n’a finalement pas purger après avoir fait appel contre la décision.

 

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La personne concernée a été placée en garde à vue, avant d’être déféré devant le procureur du roi. Ce dernier a ordonné son placement en détention à la prison locale de la ville, dans l’attente de l’ouverture d’une enquête approfondie sur les soupçons et les accusations d’escroquerie et d’arnaque contre le mis en cause.

Al Massae rappelle, par ailleurs, que plusieurs individus ont pris l’habitude de se pointer devant les tribunaux du royaume pour exploiter les personnes impliquées dans des affaires judiciaires afin de les escroquer et les arnaquer. Le quotidien fait savoir que le tribunal de première instance de Taza a pris plusieurs mesures pour lutter contre ses pratiques et arrêter les « samsars » et escrocs.