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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Un rapport parlementaire dévoile le profil des femmes et enfants détenus dans les camps de Daech en Irak et en Syrie. 

    2.577 personnes ont été recensées dans les zones de conflits en Irak et en Syrie. Parmi elles, 1.659 sont des combattants marocains qui avaient quitté leur pays pour rejoindre différents groupes terroristes actifs dans la région, 290 femmes et 628 mineurs.

    C’est ce qu’on apprend d’un rapport produit par les députés de la mission d’information sur les Marocains bloqués en Irak et en Syrie et L’Economiste en dévoile la teneur dans son édition du jour. Pour élaborer ce rapport, des réunions de travail ont notamment été élaborées avec les députés et certains ministres tels que Nasser Bourita, Abdelouafi Laftit et Mustapha Ramid. Le président du Parquet général, Mohamed Abdennabaoui, et le président de la Rabita Mohammédia des oulémas, Mohamed Abbadi, ont également pris part à ce travail.

    Ils ont recueilli des témoignages de familles et enfants bloqués dans les zones de conflits, rentrés au Maroc et qui ont purgé leur peine. 345 combattants sont également rentrés au Maroc selon les chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur. Ils ont été déférés devant la justice et jugé selon la loi en vigueur punissant toute personne ayant rejoint des groupes terroristes dans n’importe quelle région et jugée selon les dispositions du code pénal, précise le média.

    Sur ces combattants rentrés, 245 sont originaires de trois régions: Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Fès-Meknès et Casablanca-Settat. Auparavant, les combattants marocains partaient seuls dans ces zones, tandis qu’avec l’affaire de l’Etat islamique, ils partaient avec femmes et enfants.

     

    Lire aussi : Arrestation en Italie d’un « responsable » marocain de Daech

     

    Si beaucoup sont morts, il reste encore 250 combattants emprisonnés dont 232 en Syrie, 12 en Irak et 6 en Turquie. A cela s’ajoutent 138 femmes détenues dans des camps surveillés par des forces kurdes et plus de 400 enfants mineurs dont seulement 153 confirmés natifs du Maroc. Les autres sont issus des zones de conflits concernées ou des pays européens.

    Le dossier des Marocains de Daech est complexe en raison de sa forte dimension sécuritaire et du fait qu’il concerne plusieurs pays tiers. Pétries de l’idéologie de l’EI, ces personnes ont développé une certaine expertise dans le maniement des armes, la fabrication d’engins explosifs et la préparation des voitures piégées. Dans ce sens, le député et secrétaire général du PAM Abdellatif Ouahbi a suggéré l’idée de créer une « Agence nationale » dédiée au règlement de cette problématique avec tous les acteurs concernés.

    « Nous avons proposé cette agence pour continuer le travail visant à régler cette épineuse affaire », a déclaré Ouahbi, lors d’une conférence de presse, à laquelle a participé Slimane El Omrani, rapporteur de la dite commission et secrétaire général adjoint du PJD.

    Par ailleurs, le rapport affirme que les procédures de rapatriement de 8 Marocains actuellement dans les zones de conflits en Syrie avaient été entamées. Cela impliquait notamment une enquête judiciaire pour connaître une éventuelle implication dans des affaires de terrorisme. Ce processus de rapatriement a été interrompu par la détérioration continue de la situation sécuritaire dans ces zones. Les pouvoirs publics appellent à réfléchir à d’autres formes d’action permettant de poursuivre le rapatriement. Les questions liées à la pandémie ont également évincé ce dossier des priorités.

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