Un politologue espagnol porte plainte contre Brahim Ghali

2431
Le politologue espagnol Pedro Ignacio Altamirano. DR

La justice espagnole a accepté une plainte déposée le 24 avril dernier auprès du juge d’instruction du tribunal de Malaga par le politologue espagnol, Pedro Ignacio Altamirano contre Brahim Ghali.

Altamirano accuse le chef des séparatistes d’être l’instigateur des menaces de mort adressées à son encontre par des milices du polisario à travers les réseaux sociaux, réclamant son arrestation immédiate.

Le juge d’instruction du tribunal de Malaga considère dans son ordonnance qu’Altamirano est bel et bien victime de menaces de morts proférées à son encontre par les milices du polisario. Voici un exemple de menaces qu’il recevait:

« Votre ex-femme a présenté une affaire au tribunal avec sincérité parce que vous l’avez battue et que vous avez maltraité vos filles. Combien est-il méprisable de battre les femmes et maltraiter ses petites filles. Vous êtes un ivrogne drogué et un agent de renseignement marocain. Bientôt, nous révélerons le sujet parmi les Andalous, afin qu’ils connaissent votre vérité. Toutes les informations sont prêtes. », peut-on lire dans un message reçu par le politologue sur Facebook, dont il dément les allégations.

« Assez, c’est fini messieurs du polisario, vous êtes une bande de mafieux. Ils utilisent des enfants pour le terrorisme, ont kidnappé des familles entières dans la pauvreté la plus absolue, tandis que leurs dirigeants vivent comme des dieux. Ils mentent, manipulent, menacent de mort et maintenant, avancent des choses fausses sur ma famille dont ils n’ont aucune idée. Vous êtes la racaille du Maghreb. Maudits gangs de mafieux. Pour couronner le tout, ils utilisent un faux compte avec le visage d’un bon ami. On ne peut pas être plus mafieux et lâches », a commenté le politologue.

 

Le magistrat a décidé d’envoyer cette affaire devant l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole.

Selon la défense d’Altamirano, la décision du juge d’instruction du tribunal de Malaga constitue une « opportunité pour que le chef des séparatistes soit jugé et réponde de ses actes ».

« Il s’agit d’une nouvelle affaire qui s’ajoute à celles déjà instruites par la justice espagnole contre Brahim Ghali pour des accusations de violation des droits de l’homme, violence et menaces », souligne l’avocat du politologue espagnol.

Actuellement hospitalisé en Espagne, Brahim Ghali fait l’objet de nombreuses plaintes et d’un mandat d’arrêt pour crimes de guerre, génocide, viols et graves violations des droits de l’homme à l’encontre de victimes espagnoles et sahraouies.