Un plan de sauvetage de plus de 200 MDH accordé à la presse

Le ministre de la Culture vient d’accorder une enveloppe globale de 205 MDH pour sauver le secteur de la presse écrite et autres médias. 

Un accord a été convenu avec les professionnels du secteur de la presse pour mettre en place un partenariat solide en vue d’élaborer un programme répondant aux contraintes immédiates du secteur et examiner les moyens d’y faire face à long terme, a annoncé, vendredi à Rabat, le ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Othman El Ferdaous.

Lors de cette rencontre qui s’est déroulée en présence du président de l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME), Abdelmounaim Dilami, du président de la Fédération marocaine des médias, Kamal Lahlou, du journaliste Ahmed Charai, ainsi que de Fouzi Lekjaa, directeur du budget au ministère de l’Économie et des Finances, El Ferdaous a relevé que « le secteur de la presse a besoin d’un modèle de développement spécial ».

Dans le détail, il a été décidé que l’Etat prenne en charge la masse salariale des entreprises de presse pendant les trois prochains mois, soit une enveloppe de 75 MDH, rapporte le quotidien La Vie Eco qui ajoute que l’Etat prendra en charge également les comptes fournisseurs de ces entreprises pour une enveloppe similaire. Une enveloppe de 15 MDH est destinée aux imprimeries qui impriment plus de 500.000 exemplaires de journaux.

De plus, un montant de 15 MDH sera accordé directement au distributeur Sapress et l’Etat procédera à la recapitalisation de cette entreprise à hauteur de 10 MDH. Ce plan de sauvetage inclue également un volet dédié aux radios privées, soit une aide de 15 MDH, poursuit La Vie Eco.

 

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Lors de cette réunion, il a également été convenu de former un groupe de travail conjoint pour traiter les questions intéressant le secteur, a indiqué le ministre dans une déclaration à la presse à l’issue d’une réunion avec les professionnels du secteur consacrée à l’examen des problématiques du secteur de la presse écrite et électronique, y compris les contraintes liées à la pandémie du coronavirus.

Pour sa part, Dilami a indiqué que la réunion a été « très positive » et a été consacrée aux différentes problématiques du secteur, en l’occurrence les contraintes liées à la conjoncture sanitaire exceptionnelle générée par l’épidémie de la Covid-19 et les problématiques structurelles dont souffre le secteur des médias.

La pandémie du coronavirus « a clairement montré le rôle important et fondamental » que les médias jouent au sein de la société, car ils contribuent « avec une grande efficacité et un esprit patriotique élevé à sa cohésion », d’autant plus que les professionnels du secteur ont continué à travailler pendant les trois mois du confinement sanitaire dans des conditions très difficiles et sans revenus ou rémunérations, a-t-il souligné.

Dilami a ajouté que « le secteur souffre de problématiques structurelles et a donc besoin de solutions structurelles », relevant qu’il a été convenu dans ce cadre d’étendre toutes les contraintes et d’examiner la question de la « restructuration du secteur » de manière à renforcer les médias nationaux et contribuer à leur rationalisation pour les rendre plus prospères et efficaces.

Il a ajouté, à cet égard, qu’il a également été convenu de former d’urgence une commission, comprenant des experts économiques et d’autres chargés d’accélérer l’élaboration de solutions appropriées dans ce domaine, notant que « l’État est au fait de ces questions et prendra des mesures à ce sujet, lesquelles seront annoncées aujourd’hui au Parlement ».