Un débrayage de 48h paralyse le ministère de l’Economie et des Finances

Après l’échec du dialogue avec le ministère de l’Economie et des Finances, le Syndicat national démocratique des finances relevant de la CDT a décidé de paralyser l’ensemble des services du ministère à travers les villes et les provinces du royaume pendant 48h.

Le Syndicat national démocratique des finances a appelé le personnel du ministère de l’Economie et des Finances à l’Escalade. Le syndicat, présidé par Mohammed Daidaa et qui relève de la Confédération démocratique du travail (CDT), vient d’annoncer sa décision d’observer une grève de 48h, les mercredi et jeudi 27 et 28 novembre.

Et pour cause, le syndicat pointe du doigt l’échec de la gestion du dialogue social sectoriel dû à l’absence d’une volonté politique du côté du ministère de mettre en place un calendrier pour mener à bien les négociations, rapporte Al Massae dans son édition du mardi 26 novembre 2019.

Une source du quotidien arabophone a indiqué que la décision d’observer la grève a été prise après que le ministère ait déclaré que le projet de statut des fonctionnaires  ne fait pas partie de ses priorités au vu des contraintes financières du budget de l’Etat.

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La même source indique que le ministère a essayé, lors de la dernière consultation avec le syndicat, de détourner la dynamique militante du personnel du ministère dans une tactique anticipative, et ce, en essayant de dissuader le groupe de la CDT au sein de la Chambre des Conseillers d’évoquer la question du dialogue social lors de l’examen du budget sectoriel dudit ministère.

La même source a indiqué que le département de Mohammed Benchaâboun ne respecte pas les partenaires sociaux et essaye de vider le dialogue sectoriel de son sens en transformant les rounds de dialogue en des séances d’écoute sans aucun ordre du jour.

Ce qui constitue, du point de vue de cette source syndicale, une violation des dispositions constitutionnelles et de l’arrêté du Chef de gouvernement de juin 2017 ainsi que de l’accord du 25 avril 2019 qui vise le soutien du dialogue sectoriel.