Tanger attend toujours la fermeture de sa décharge sauvage

à 12:44
DR

Le Takatoul associatif Tanger Métropole a récemment rendu un rapport sur l'impact environnemental de la décharge sauvage de Mghogha, appelant à la fermeture urgente et définitive de ce site dangereux pour la population et vieux d'un demi-siècle. 

A travers ce document, le Takatoul lance un appel aux responsables de ce dossier pour accélérer les travaux de fermeture de cette décharge arrivée à saturation, rapporte L’Économiste dans son édition du jour. D'autant plus que "le retard de l'ouverture du centre d'enfouissement et de valorisation des déchets a conduit à l'enfouissement des déchets dans un autre espace sauvage au sein de l'actuelle décharge", alarme le collectif associatif.

 

Lire aussi : Tanger: arrestation d'un ressortissant indien pour traite des êtres humains

 

"Nous continuons de défendre le droit des habitants de Tanger de vivre dans un milieu propre et sain", poursuit-il, insistant auprès des responsables pour qu'ils tiennent informés les Tangérois du processus de règlement de cette problématique, précise le quotidien.

Takatoul a également salué les efforts déployés par la société civile, en particulier l'association Renaissance de Mghogha pour le développement durable, et ce, d'autant plus que "le calvaire des habitants s'aggrave avec l'arrivée de l'été, la hausse des température, l'invasion d'insectes, la pollution de l'air..."

 

Lire aussi : Tanger: saisie de 24.221 comprimés d'ecstasy

 

Ce retard de plusieurs années déjà repousse indéfiniment l'ouverture de la nouvelle décharge publique contrôlée prévue à Hjar Nhal, au douar Squedla (à 25 km de Tanger) et s'étalant sur une superficie de 150 hectares. Confiée à la société Averda pour une durée de 20 ans, cette structure profitera à terme à toutes les communes de la préfecture Tanger-Asilah.

Cette nouvelle décharge sera dotée de techniques très sophistiquées et d'un centre de tri et de valorisation des déchets ménagers afin de répondre aux besoins de la population en croissance constante dans la préfecture de Tanger-Asilah, rappelle l’Économiste. Ceci permettra de remplacer les différentes décharges sauvages abandonnées constatées dans cette préfecture.