Sondage: 7 Marocains sur 10 trouvent que le coût de la vie est élevé

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Selon une enquête de L’Économiste-Sunergia, sept Marocains sur dix estiment que le coût de la vie cher, 38% le considèrent très élevé et 34% plutôt élevé. 

Malgré la décélération de l’inflation enregistrée en 2019, liée principalement à la baisse des prix des produits alimentaires, les ménages ressentent une certaine cherté du coût de la vie (72%): 38% l’estiment très élevé et 34% plutôt élevé, rapporte ce matin L’Économiste dans sa dernière enquête coproduite avec Sunergia. Seulement 20% des personnes sondées (915) trouvent que le coût de la vie est « plutôt pas élevé » et 9% « pas du tout élevé ».

Le ressenti sur la cherté du coût de la vie est globalement le même, mais avec de petites nuances selon les tranches d’âge, souligne le quotidien qui déclare que chez les 25-54 ans, le coût de la vie est considéré très élevé pour plus de 40% des personnes sondées (23% chez les 18-24 ans), les 65 ans et plus rejoignant relativement ce taux. Plus de 30% des 35-44 ans estiment qu’il est plutôt élevé.

 

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40% des hommes considèrent le coût de la vie très élevé, contre 36% chez les femmes. 18% des femmes et 21% des hommes l’estiment « plutôt pas élevé ». Les catégories socioprofessionnelles D (revenus compris entre 2.000 et 4.000 DH) et E (inférieurs à 2.000 DH) sont celles qui trouvent le plus le coût de la vie élevé: 44% répondent « très élevé » et 33% « plutôt élevé ».

C’est au Nord-est où ce sentiment est le plus partagé, avec des réponses respectives de 45% (très élevé) et 35% (plutôt élevé). 36% des répondants du centre estiment le coût de la vie très élevé et 34% pour ceux du sud. Pas de grande différence entre la perception en milieu rural et celle en milieu citadin; respectivement 39% et 37% des sondés estiment le coût de la vie très élevé.

Dans le sondage, trois domaines sont cités majoritairement comme étant chers, précise L’Économiste, à savoir la nourriture (60%) avec une prépondérance chez les plus de 65 ans; le logement (33%) et l’habillement (23%). La nourriture est fondamentale autant en ville qu’à la campagne (56 et 65%). Le transport, la santé et l’éducation sont mentionnés également à 18% par les répondants.