Les affaires liées aux violences faites aux femmes ont baissé de 11% en 2020 (DGSN)

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La Direction Générale de la Sureté Nationale (DGSN) a indiqué, mercredi à Casablanca, que ses services ont enregistré en 2020 une baisse de 11% des affaires liées à la violence faite aux femmes.

Intervenant lors d’une journée de sensibilisation organisée sous le thème « les défis et enjeux de la prise en charge des femmes et des filles victimes de violence », le directeur de la Sécurité publique à la DGSN, Zaitouni Alhayel, a souligné que les services de la direction ont recensé 50.844 affaires concernant 47.033 victimes, dont 9% concernent des mineurs.

Les services de la police ont traité 44.212 affaires, soit un taux de 94% d’affaires résolues, a rappelé Alhayel, ajoutant que 15.806 suspects ont été traduits en justice.

La violence physique arrive en tête des actes de violences enregistrés avec 44%, suivie de la violence économique (26%), la violence psychologique (20%), la violence sexuelle (9%) et la violence commise par des moyens de la technologie moderne (1%), a-t-il précisé.

 

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A titre de comparaison, les services de la direction ont recensé en 2019 un total de 57.255 affaires de violences faites aux femmes concernant 58.142 victimes, dont 8% concernent des mineurs, tout en relevant que les efforts déployés dans ce cadre ont permis de traiter 54.965 affaires, soit un taux de 96% d’affaires résolues, et de déférer devant la justice 19.664 suspects.

Suivant les orientations royales, la question de la lutte contre la violence à l’égard des femmes constitue un grand chantier dans les stratégies d’action de la DGSN, en partant d’une forte conviction que la violence faite aux femmes porte atteinte aux acquis accumulés par le Maroc dans le domaine des droits de l’Homme, a affirmé Alhayel, notant que la direction, consciente des graves problèmes sociaux, psychologiques et éducatifs que pose le fléau de la violence à l’égard des femmes, s’est engagée activement à mettre en œuvre les politiques publiques adoptées dans le domaine de la lutte contre les violences faites aux femmes.

L’adoption de la loi 103.13 relative aux violences faites aux femmes qui modifie et complète le Code pénal et le Code de procédure pénale, crée de nouvelles incriminations, comme le mariage forcé ou le harcèlement sexuel, ainsi que de nouvelles procédures pénales, et institutionnalise les services d’accueil et d’écoute des femmes victimes de violence, outre des mécanismes centraux et territoriaux de coordination intersectorielle.

 

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Depuis le 24 décembre 2020, les efforts déployés par la DGSN ont abouti à la création d’un formulaire standard pour la collecte de données sur les femmes et les filles victimes de violence, le but étant d’évaluer l’ampleur de ce phénomène, de soutenir la mise en place de mécanismes appropriés de prévention et de répression et de garantir les libertés et les droits fondamentaux des femmes ciblées, a poursuivi Alhayel.

Lors de cette rencontre, les intervenants ont salué le travail accompli par toutes les composantes de la Commission nationale pour la prise en charge des femmes victimes de violence en vue de coordonner les stratégies et les programmes adoptés par les secteurs gouvernementaux concernés.

Cette journée de sensibilisation sur la prise en charge des femmes et des filles victimes de violence est initiée par la Direction Générale de la Sûreté Nationale et ONU Femmes.

Elle a été marquée par la présence notamment de responsables de la DGSN, du ministère public, les représentants des secteurs gouvernementaux concernés et des organisations de la société civile.