Grève, sit-in et marches... les syndicats commémorent le 20 Février

à 17:00

A l’approche du 7e anniversaire du Mouvement du 20 février, plusieurs syndicats manifestent leur mécontentement face au manque d’interaction du gouvernement avec leurs revendications.

C’est la Confédération démocratique du travail (CDT) qui ouvre le bal des grèves marquant le 7e anniversaire du Mouvement 20 février, avec une grève générale nationale, mercredi 14 février, dans les secteurs de l’éducation, des collectivités territoriales et de la gestion déléguée. En parallèle, des sit-in seront observés dans les délégations régionales du ministère de l’Éducation. Et le 20 février, c’est devant le Parlement, à Rabat, que les camarades de Noubir Amaoui tiendront un autre sit-in.

Ce mouvement de grève, premier du genre depuis la désignation de Said Amzazi en tant que ministre de l’Éducation, vise à protester contre «les tentatives de porter atteinte à la gratuité de l’enseignement en voulant instaurer des frais de scolarité dans l’enseignement supérieur et le secondaire». Les cadres de l’enseignement appellent également à l’«amélioration de leur condition de travail» et à une «remise à niveau de leur retraite».

D’autre part, l’Union marocaine du Travail (UMT) a également annoncé un programme de protestations quotidiennes dans toutes les administrations publiques, du 10 février au 10 mars, tandis que l’Organisation démocratique du travail (ODT) organise une marche de la colère le 18 février à Rabat, à laquelle participeront chômeurs, enseignants, fonctionnaires, salariés du secteur privé, etc.

Le mouvement de grève inclut également les enseignants du supérieur, qui observeront mardi 20 février une grève nationale dans les universités du royaume, en réponse à l’appel lancé par le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESup). L’organisation pointe du doigt le refus du gouvernement d’ouvrir un dialogue sérieux avec les syndicats.