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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Plusieurs établissements d’enseignement français au Maroc sont concernés par la grève lancée lundi par les syndicats des enseignants pour dénoncer les économies et suppressions d’emplois prévues par l’État français dans le réseau. Réactions des parents d’élèves. 

    Tous les établissements de l’enseignement français au Maroc seront en grève ce lundi, qu’ils soient à Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger, Fès, Meknès ou Kénitra. C’est ce qu’a confirmé à H24, Hayat Nassif présidente de l’union des conseils de parents d’élève (UCPE).

    Voici les établissements concernés par la grève 

    Ainsi à Casablanca, il sera question du lycée Lyautey, des écoles Anatole France, Claude Bernard, Molière, Théophile Gautier, entre autres écoles de mission française. À Rabat, la grève est annoncée au lycée Descartes. À Marrakech, il s’agit du lycée Victor Hugo. Le lycée Paul Valérie à Fès sera égalent en grève au même titre que les écoles de la mission à Tanger, à Meknès et à Kénitra.

    Baisse de qualité et suppressions de postes 

    Selon Hayat Nassif, cette mobilisation vise à dénoncer la baisse de la dotation de l’État à de l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE). Il s’agit d’une baisse estimée à hauteur de 33 millions d’euros prévue sur le budget 2018 précise un communiqué des fédérations et associations parents.

     

     

    «Cette coupe budgétaire aura pour conséquence des projets avortés ou gelés ainsi que des suppressions de postes de résidents, ce qui induit le risque d’une baisse de qualité de l’enseignement», déplore Hayat Nassif.

     

    La même source précise que, rien que pour le pôle Casablanca, entre 16 et 18 postes d’enseignants résidents seront supprimés « pour être remplacés par des contrats locaux dont la formation et les conditions de recrutement peuvent ne pas être aux normes requises ».

     

     

    Même son de cloche, à des nuances près, du côté de Younes Elhimdy, coordonnateur des Associations de Parents d élèves affiliées à la Fapee au Maroc. Pour lui, la suppression de postes d’expatrié et de résidents reste un point de vigilance, car elle impacte la qualité de l’enseignement. « Le recrutement de contrats locaux dans la précipitation pour combler le vide annoncé nous inquiète. Nous exigeons que cela soit revu et éventuellement étalé dans le temps afin que l’accompagnement nécessaire soit mis en place pour une transition appropriée », souligne Younes Elhimdy.

    Hausse des frais de scolarité? 

    Par ailleurs concernant un éventuel impact de la baisse de près de 10% du budget de l’AEFE sur les frais de scolarité, Elhimdy rassure soulignant que l’évolution modérée annoncée en 2016 et qui est de 750 dirhams par an reste inchangée durant les trois années à venir.

    Un autre sujet d’inquiétude de certains parents d’élève, c’est la grève de ce lundi elle-même. « Tout exprimant notre solidarité aux syndicats qui ont appelé à une grève mondiale pour dénoncer ces suppressions de postes, nous regrettons cependant que cette cause passe par priver nos enfants d’une journée d’école », lit-on dans un communiqué de la Coordination des associations de Parents d’élèves. Cet organisme appelle ainsi les parents à manifester leur désaccord lundi à 9h devant leur établissement.

     

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