El Othmani promet un accord avec les syndicats d’ici fin avril

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Saadeddine El Othmani, chef de gouvernement a reçu, lundi 5 mars 2018 à Rabat, les syndicats les plus représentatifs dans le cadre du dialogue social.
Augmentation des salaires, revalorisation des indemnités, l’augmentation du Smig, le respect des libertés syndicales, et contre le gel du dialogue social… tels étaient les dossiers posés sur la table des discussions entre Saadeddine El Othmani, chef de gouvernement et les syndicats les plus représentatifs dans le cadre du dialogue social, lundi 5 mars 2018 à Rabat.
Cette réunion tenue à l’invitation d’El Othmani a rassemblé des délégations de l’Union marocaine du Travail (UMT), de la Confédération démocratique du Travail (CDT), l’Union marocaine des travailleurs du Maroc (UGTM), ainsi qu’une délégation de l’Union nationale du Travail au Maroc (UNTM).
A l’issue de cette rencontre les diverses parties ont convenu de la mise en place d’un dialogue tripartie (Syndicat, gouvernement et secteurs privé) qui devrait être couronné d’ici fin avril par un accord triennal, indique un communiqué de la primature.
Selon la même source, trois commissions ont été mises en place. Il est question d’une commission sur les salaires et l’amélioration des revenus, une commission sur le secteur publique et une commission relative aux droits de l’homme. Par ailleurs selon, Miloudi Moukharik, secrétaire général de l’UMT, la réunion avec le chef du gouvernement a également été consacrée en grande partie au projet de loi organique sur la grève qui fait face à une grande contestation des syndicalistes.
«L’UMT a renouvelé son refus catégorique de ce projet parce qu’il a été élaboré par le gouvernement d’une façon unilatérale, dans la clandestinité, alors qu’il s’agit d’un projet de loi organique qui intéresse d’abord le mouvement syndical», a souligné à H24infi M.Moukharek. Et d’ajouter: «Sur le fond, c’est plutôt un code pénal contre les syndicalistes et qui fait revenir le Maroc à la case des pays qui viole les droits de l’homme, parce que le droit de protester fait partie des droit de l’homme».