El Mahdaoui: «Je poursuivrai le roi des Pays-Bas pour l’introduction d’armes au Maroc»

Crédit Badil.info

Hamid El Mahdaoui, le directeur de publication du site Badil.info, a tenu à présenter ses arguments pour rejeter les accusations portées contre lui par le parquet général, lors du procès du Hirak, lundi à Casablanca.
L’audience du procès Hirak du rif qui s’est déroulée à la Cour d’appel de Casablanca, lundi, a été marquée par un débat houleux entre le comité de défense, le comité du tribunal et le parquet général autour des appels téléphoniques impliquant Hamid El Mahdaoui dans ce procès, rapporte mercredi Al Massae .
El Mahdaoui a ainsi tenu à présenter ses arguments pour rejeter les accusations portées contre lui par le parquet général.
Répondant à l’accusation selon laquelle il aurait dissimulé des informations dangereuses portant atteinte à la sureté de l’État, le directeur de publication du site Badil, a déclaré, selon le quotidien: «Pourquoi tous les appels n’ont pas été présentés? Et pourquoi il y a toutes ces contradictions dans les déclarations? N’avez-vous pas dit que c’est le téléphone de Nourreddine Bouazati qui m’avait appelé qui était mis sur écoute avec autorisation du procureur général? Et là, aujourd’hui vous déclarez que c’est mon téléphone qui était sur écoute».
La même source indique que El Mahdaoui ne s’est pas arrêté là et a poursuivi son argumentaire malgré qu’il a été menacé par le juge Ali Tarchi d’être évacué de la salle d’audience : «Je vais poursuivre l’État hollandais et son roi ainsi que tous ses services pour n’avoir pas dénoncé des crimes très graves en lien avec l’introduction d’armes et de chars au Maroc pour les utiliser lors du Hirak du rif contre un État tiers. Je ne renoncerai pas à ce droit».
Et d’ajouter: «Je suis innocent de toutes ses accusations portées contre moi. Il s’agit de contradictions flagrantes émanant d’une seule institution et qui prouvent à quel point je subis une véritable injustice. On m’a impliqué injustement dans cette affaire».