Ecole primaire: 76% d’illettrés au bout de quatre ans

à 11:15

La révolution Benmokhtar est en marche. Le ministre de l’Éducation nationale n’a pas mâché ses mots dans une récente sortie médiatique où il a dressé un triste état des lieux de l’enseignement primaire public.
 
Pour la réforme de l’éducation, dont les premières mesures seront appliquées à partir de la rentrée prochaine, le ministère a sondé les avis de 100.000 personnes parmi les intervenants du système éducatif, dont 68.000 enseignants. Résultat: "76% des élèves ne savent ni lire ni écrire après quatre années passées au primaire", d’après un article publié dans les colonnes de L’Économiste.

Rachid Benmokhtar en a fait sa priorité: il souhaite que les élèves du primaire améliorent l’écrit, la lecture et le calcul. Pour cela, il mise sur de toutes nouvelles méthodes d’apprentissage.

La formation des enseignants sera également l'une de ses priorités. "Les critères de recrutement seront plus sélectifs et la durée et le contenu de la formation seront modifiés", indique le ministre.
Une politique à long terme
Jean-Michel Blanquer, spécialiste français des questions éducatives, était l'invité des "Tribunes de Marrakech", un cycle de conférences organisé par l'Université Cadi Ayyad de Marrakech, vendredi dernier.
Selon lui, "les questions de l'éducation et de la formation nécessitent une vision politique à long terme". Il a mis l'accent sur l'importance de l'éducation tout au long de la vie en tant que levier de développement socioéconomique.
"Les systèmes éducatifs sont appelés à accorder une grande importance à la révolution digitale, qui a transformé les modes d'apprentissage en permettant l'interactivité avec les apprenants", a-t-il ajouté au sujet de la méthode d'apprentissage à mettre en place.