Casablanca: les grands taxis aussi augmentent leur prix pendant Ramadan

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Avec les nouvelles mesures de couvre-feu durant le mois de Ramadan viennent s’ajouter les galères de déplacements pour une large frange de la population, surtout celle dépendant des moyens de transports publics. Une situation dont certains n’hésitent pas à profiter, comme les grands taxis casablancais qui viennent d’augmenter leurs prix en l’absence totale de tout contrôle.

Plus rien ne semble aller pour le consommateur casablancais durant le mois sacré de Ramadan. Après les différentes hausses de prix des matières alimentaires, souvent injustifiées et causées par la présence d’intermédiaires profitant de la situation, voici que les grands taxis se prêtent également au jeu et augmentent leurs tarifs sur plusieurs trajets en l’absence totale de contrôle.

Dans son édition du 21 avril, le quotidien Al Massae fait ainsi état de hausse de prix allant de 1,5 à 3 dirhams supplémentaires par personne selon le trajet. Une décision « anarchique » selon le support qui explique que les chauffeurs de « taxis blancs » profitent chaque année de la forte affluence durant les heures de pointe pour imposer leurs propres règles au citoyen qui n’a plus aucun recours.

Plusieurs utilisateurs de ce moyen de transport ont d’ailleurs fait part de leur colère et de leur indignation face à cette situation. « C’est tout à fait inadmissible que les autorités persistent dans leur silence coupable face à de tels abus qui ciblent le simple citoyen. Comment voulez-vous qu’une personne qui touche 2.000 dirhams par mois et dont la moitié est presque exclusivement réservée au transports puisse s’en sortir dans ces conditions ? »

À cette hausse abusive s’ajoutent également d’autres comportements délictueux, notamment le non-respect du nombre de passagers à bord en application des mesures sanitaires dans le cadre de la lutte contre la pandémie au Maroc fixé à 50% pour les grands taxis.

De quoi pousser certains à appeler le ministère de tutelle et l’exhorter à faire appliquer la loi et faire respecter la tarification en vigueur aux conducteurs de taxis. « Ce n’est pas au citoyen d’assumer la responsabilité de l’anarchie de tout un secteur. Si le chauffeur de taxi souffre des mesures de restrictions notamment le couvre-feu, c’est à l’État de le dédommager au lieu de le laisser s’en prendre aux gens qui n’ont pas les moyens », s’indigne un navetteur.