Casablanca: 38% des employés souffrent d'un niveau de stress élevé selon une étude

Dans une étude intitulée People First : Driving growth in emerging megacities (L’humain avant tout : moteur de croissance dans les mégalopoles émergentes) parue jeudi dernier, le Cabinet Mercer a révélé que 38% des employés casablancais souffrent d’un niveau de stress élevé.
Basée sur quatre ensembles de besoins vitaux et interdépendants – l’humain, la santé, l’argent et le travail –, l’enquête analyse les critères de motivation des travailleurs les plus qualifiés à vivre dans une mégapole et y rester sur une période d’un à cinq ans.
Pour connaître ces motivations, le grand cabinet américain de conseil spécialisé notamment dans le domaine de la santé, a enquêté auprès de 7200 personnes dans 15 villes de sept pays, à savoir le Brésil, la Chine, l’Inde, le Kenya, le Maroc, le Mexique et le Nigeria. Les sondés ont confié les éléments déterminants pour eux dans le choix de vivre et travailler dans une ville plutôt qu’une autre.
Au Maroc, on choisit de vivre à Casablanca en considérant le stress et l’anxiété comme deuxième critère après la sureté et la sécurité et avant le transport et le trafic, la pollution de l’air et la qualité de l’eau, et l’accès aux soins de santé en dernière position.
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De plus, l’étude dévoile l’écart entre les attentes des citoyens et la performance de la ville dans sa capacité à répondre à ces attentes. Pour l’ensemble des villes sondées dans le monde sur le critère du stress, l’écart est de 23 points entre le pourcentage des attentes et celui de la performance atteinte par la ville. Seulement la moitié des personnes sondées sont satisfaites des performances de leur ville dans ce domaine.
Côté santé, l’étude nous apprend que 13% des travailleurs à Casablanca utilisent des applications pour smartphone ou des services en ligne pour les soins sérieux et urgents, contre seulement 1% des travailleurs à Nairobi au Kenya par exemple. Mais le domaine de la santé arrive en dernière place sur l’échelle de satisfaction des travailleurs casablancais avec seulement 49% de sondés satisfaits.
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Avec un chiffre de 68%, les domaines du travail et de l’argent arrivent en tête des critères satisfaits par les Casablancais qui apparaissent comme les plus altruistes dans leurs relations professionnelles. En effet, 34% des travailleurs de la ville blanche estiment que se soucier des autres est la compétence la plus importante pour effectuer son travail, contre seulement 13% des travailleurs à Qingdao en Chine, et bien au dessus de la moyenne générale des pays sondés de 24%.
Toutefois, les Casablancais restent peu satisfaits de leur vie, avec seulement 23% d’entre eux se déclarant très satisfaits, contre 50% des personnes sondées sur l’ensemble des pays.