Casablanca: l’Ecole française internationale au cœur d’une polémique

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L’école française internationale (EFI) assure délivrer un diplôme français reconnu par le ministère de l’Education nationale français, au même titre que le lycée Lyautey et Louis Massignon. Qu’en est-il vraiment?
 
A la rentrée scolaire de septembre, l’école française internationale compte ouvrir ses portes pour accueillir des enfants âgé entre 3 ans (petite section) et 10 ans (CM2). Jusque là, rien de plus normal. Sauf que cette école assure être une école qui diffuse un programme «français». Et c’est là que les choses se compliquent.

En effet, cette offre pédagogique de l’école suppose, avant tout, la signature d’une convention bilatérale entre le gouvernement français et le ministère des Affaires étrangères marocain. Et rien ne prouve aujourd’hui que cette école ait reçu les autorisations requises. Au ministère des Affaires étrangères, personne n’a pu nous confirmer l’information. Silence radio.

Pour le ministère de l’Éducation nationale, l’école n’est pas “encore” autorisée. C’est à se demander pourquoi autant d’opacité et de flou autour de ce dossier. Beaucoup se posent la question à commencer par les parents qui devront débourser entre 40.000 et 60.000 dirhams annuellement, sans être assurés que leurs enfants bénéficieront effectivement du programme pédagogique français.

A vrai dire, l’école a bien signé un partenariat avec l’EIB Paris, école privée française, mais n’a aucun rapport avec la mission française. Elle ne peut, dans ce cas de figure, qu’appliquer le programme de L’Education nationale marocain, comme d’ailleurs toutes les autres écoles “privées”.

Seules les écoles étrangères (rentrant dans le cadre d’un accord et d’une convention bilatérale entre le Maroc et le pays étranger) peuvent garantir le suivi de leur programme du pays d’origine comme le font les AEFE (France), l’AEBE (Belgique), OSUI (France), l’Ecole Espagnole, etc. Et ces dernières ne peuvent aucunement être de statut “privées”.