Sebta: les familles marocaines des mineurs s’opposent au rapatriement de leurs enfants

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Les familles des mineurs entrés illégalement dans l’enclave de Sebta refusent le renvoi de leurs enfants. Ces derniers pourraient donc être accueillis dans différents centres à travers la péninsule ibérique dans le cadre d’un programme sans précédent.

Les autorités de l’enclave de Sebta ont déjà identifié 920 mineurs marocains, entrés illégalement lors de l’exode massif des 17 et 18 mai. Leurs familles ont également été localisées et contactées par les services de la ville. Mais sur les 200 familles jointes par les services, 92% refusent que leurs enfants soient rapatriés, indiquent les médias locaux.

Les familles marocaines de ces mineurs affirment pour la plupart qu’elles «ne peuvent pas s’occuper d’eux et qu’elles préfèrent qu’ils restent en Espagne pour chercher des opportunités», indiquent les services de la ville cités par La Sexta.

Toutefois, la loi espagnole prévoit un processus bien défini pour le renvoi de ces mineurs. D’abord ils doivent être identifiés et leurs familles localisées. C’est avec ces dernières que le rapatriement est organisé. Dans le cas contraire et si les familles refusent, «l’Espagne est tenue de respecter ses engagements internationaux en matière de protection des enfants», expliquait la RTVE.

 

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De ce fait, ces mineurs ne pourront pas être renvoyés et seront placés dans des centres d’accueil. Pour le moment, ils sont 920, parmi eux 67 filles, à avoir été placés dans des centres provisoires de Sebta, mais seront conduits dans des centres de la péninsule.

Pour rappel, ce plan a été proposé par le ministère espagnol des Droits sociaux. Selon les critères établis, les différentes villes autonomes accueilleraient chacune entre six et vingt enfants. Les communautés de Galice, Murcie, Catalogne, Valence, l’Estrémadure, Castille-la Manche et le Pays basque ont annoncé leur adhésion à ce plan pour accueillir les mineurs arrivés à Sebta.

Par ailleurs, d’autres mineurs marocains se trouveraient actuellement à la rue et n’ont pas encore été interrogés par les services de la ville, précise le média local El Faro de Ceuta.